François Hollande et jean-Marc Ayrault le 4 septembre 2013.
François Hollande et jean-Marc Ayrault le 4 septembre 2013. - REVELLI-BEAUMONT/SIPA

avec AFP

Jean-Marc Ayrault a annoncé ce mercredi la mise en place d'un «pacte d'avenir» pour la Bretagne en crise qui comprend à la fois des mesures d'urgence et des «actions plus durables».

Parmi les mesures d'urgence, le Premier ministre a notamment annoncé le déblocage de 15 millions d'euros pour aider les entreprises agroalimentaires, ainsi que la reprise par la communauté de communes de Landivisiau (Finistère) du site de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau.

«L'Etat n'abandonne personne, c'est sa responsabilité de tout mettre en oeuvre pour préserver l'emploi et créer de nouvelles perspectives», a expliqué Jean-Marc Ayrault à l'issue d'une réunion à laquelle participaient une douzaine de ministres.

97% des salaires garantis

Les salariés des entreprises menacées de fermeture se verront ainsi chacun «proposer un contrat de sécurisation professionnelle renforcé qui garantit le maintien de 97% du salaire net pendant une année», a annoncé Jean-Marc Ayrault.

Concernant l'écotaxe poids-lourds, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier et contre laquelle protestent les milieux économiques bretons, Jean-Marc Ayrault a assuré que cette question serait «traitée avec la plus grande attention». «La Bretagne est une région périphérique, où les distances pèsent plus lourd qu'ailleurs», a-t-il admis.

«L'Etat a déjà accordé une réduction de 50% du montant de cette écotaxe et exclu du réseau taxé la route nationale 164 qui est l'axe vital de la région pour le secteur agroalimentaire», a rappelé Jean-Marc Ayrault. Il a précisé que les véhicules agricoles ou «affectés à la collecte de lait» seraient exonérés de cette taxe.

Le suivi de ces mesures sera assuré par Gilles Ricono, jusqu'ici directeur de cabinet du ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, et qui va rejoindre le cabinet du Premier ministre.