L'e-santé ne fait pas peur aux Français

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Publié le 17 octobre 2013.

INTERNET - Les Français embrassent pleinement l'idée d’une médecine connectée à l’heure du boom de ce secteur...

Gérer sa santé en ligne devient une réalité pour les Français. E-mails, SMS, objets connectés, visioconférences, sites internet: la majorité des Français -les plus jeunes comme les plus âgés- se disent prêts à recourir à des échanges réguliers en ligne avec leurs praticiens, selon le baromètre de l’innovation BVA-20 Minutes-Syntec Numérique-01-BFM.

C’est le cas pour 83% des interrogés dans le cas du suivi d’une maladie chronique, 82% pour un suivi postopératoire et 76% pour des questions de santé bénignes et des échanges réguliers avec leur médecin traitant. «Nous sommes en train de vivre une révolution de la santé», explique Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion, pour justifier cet engouement.

Le gouvernement doit suivre le virage

85% des Français se déclarent en outre favorables à l’existence électronique de leur dossier médical personnel, ou DMP, contre 74% il y a trois ans. 92% se disent prêts à l’alimenter eux-mêmes et 62% y mettraient tous les examens et consultations qui les concernent. Seuls 14% se méfient de la mise en ligne de leur dossier médical. Un précédent sondage BVA-20 Minutes publié en septembre indiquait que 80% des Français pensent que la confidentialité de leurs données personnelles sur Internet n’est pas correctement assurée.

Un virage vers le numérique pleinement embrassé par les Français au moment même où le gouvernement dévoile une «stratégie nationale de santé» s’appuyant sur les nouvelles technologies, selon la ministre de la Santé Marisol Touraine. «L’opinion publique ne sera pour une fois pas un frein et soutiendra ce projet», affirme Gaël Sliman.

De l’e-santé à la m-santé

L’e-santé sera surtout m-santé, la santé sur mobile, qui permettrait d'économiser 11,5 milliards d'euros de dépenses de santé d’ici 2017, selon une étude du cabinet d’audit PwC, grâce à l'évitement des jours de travail perdus et des retraites anticipées, en gérant tout depuis son téléphone ou sa tablette. Une bonne nouvelle surtout pour le trou de la Sécurité sociale. D'après une étude publiée au printemps dernier par TNS Sofres, l'Hexagone compterait déjà sept millions de «mobinautes santé». La médecine à distance offre ainsi un gain de temps pour les patients et pour les professionnels, une solution aux déserts médicaux grandissants et une source d’économies pour l’Etat.

Par ailleurs, avec l’explosion de l’utilisation des smartphones, plus de 10.000 applications santé ont déjà fait leur apparition en France (100.000 dans le monde), sur les principales plateformes de téléchargement, au cœur d’un marché mondial qui pèse désormais 1,3 milliard d’euros.

* Bertrand de Volontat

 
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