La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a annoncé dimanche que Jean-Marc Ayrault réunirait lundi "les ministres concernés" pour voir comment "faire éventuellement évoluer les choses" dans le dossier du travail dominical, alors que quatorze magasins de bricolage ont bravé l'interdiction d'ouvrir.
La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a annoncé dimanche que Jean-Marc Ayrault réunirait lundi "les ministres concernés" pour voir comment "faire éventuellement évoluer les choses" dans le dossier du travail dominical, alors que quatorze magasins de bricolage ont bravé l'interdiction d'ouvrir. - Kenzo Tribouillard AFP

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La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a annoncé dimanche que Jean-Marc Ayrault réunirait lundi «les ministres concernés» pour voir comment «faire éventuellement évoluer les choses» dans le dossier du travail dominical, alors que quatorze magasins de bricolage ont bravé l'interdiction d'ouvrir.

Statu quo intenable

«Le Premier ministre doit réunir demain les ministres concernés pour voir comment faire éventuellement évoluer les choses», «à l'évidence le statu quo n'est pas tenable», a estimé Mme Touraine sur France 5.

«Le Premier ministre réunira demain matin autour de lui un certain nombre de ministres pour que puisse s'engager une discussion sur cette question mais en gardant à l'esprit que l'intérêt des salariés reste de préserver le droit à un repos dominical», a précisé la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem à Tous politiques (France Inter/Le Parisien/France 24).

Une harmonisation nécessaire

«Il y a des salariés qui ont envie de travailler dimanche, des gens qui ont envie de faire leurs courses le dimanche», «le précédent gouvernement a laissé s'empiler des règles, des lois, à l'arrivée on n'y comprend plus grand-chose», a poursuivi Marisol Touraine.

«D'abord, il y a des entreprises à qui la justice a dit qu'elles ne devaient pas ouvrir. La première chose à rappeler, c'est que la justice doit être respectée. On ne peut pas accepter que des entreprises ne respectent pas des décisions de justice», a insisté la ministre.

Pas de règle générale

Selon elle, «ce n'est pas la même loi pour le jardinage, pour le bricolage, ce n'est pas facile à comprendre». «Il est peut être temps de voir comment mettre les choses à plat, voir comment faire évoluer les choses», a-t-elle dit.

«Je ne crois pas qu'en la matière il faudrait avoir une règle générale qui serait : tout le monde doit pouvoir travailler le soir et le dimanche», a-t-elle toutefois prévenu.

Dans un entretien accordé aux quotidiens du groupe EBRA à paraître lundi, le ministre du Travail, Michel Sapin, s'est montré défavorable à une évolution de la législation sur le travail dominical et le travail de nuit, évoquant toutefois la possibilité d'un «débat».