Jeune femme à son bureau.
Jeune femme à son bureau. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Claire Planchard

Avis aux travailleurs bordéliques. Voici une étude qui vous donnera des arguments face aux prochaines remarques de votre chef ou ènièmes ricanements de vos collègues.

Nouveauté et créativité

Contrairement aux idées reçues, une étude américaine menée par Kathleen D. Vohs, de l’université du  Minnesota, vient en effet de démontrer qu’un bureau désordonné n’est pas seulement source de perte de temps ou un signe de confusion mentale. Bien au contraire.

Au cours d’une série de trois expériences, la chercheuse a mis en évidence les comportements contrastés favorisés par des environnements de travail ordonné et désordonné.

Certes un bureau bien rangé favorise des «comportement normativement positifs» comme une alimentation plus saine (ses occupants sont 57% de plus que ceux d'un bureau désordonné à choisir une pomme plutôt qu’une barre chocolatée pour leur goûter) ou des dons plus généreux aux associations caritatives.

Mais un bureau désordonné permet lui de dégager une plus grande créativité (en l’occurrence d’inventer de nouveaux moyens d’utiliser des balles de ping-pong) et favorise un penchant pour la nouveauté (ici , dans le choix d’une recette de smoothie).

Des effets variables selon le contexte

«Les précédent travaux tendaient à décrire les environnements désordonnés comme des sources de comportements incontrôlés, dangereux ou mauvais et les environnements ordonnés comme des preuves d’honnêteté, de sociabilité ou de bonté. Les résultats de nos expériences suggèrent que les effets de l’ordre physique sont plus vastes et plus nuancés que cela », conclut l’auteur dans son article. 

«Les environnements désordonnés semblent pousser à se libérer des traditions, ce qui peut produire des perspectives nouvelles. A l’inverse, des environnements ordonnés encouragent  les conventions et la prudence. De telles tendances peuvent impliquer des conséquences positives, négatives ou neutres selon le contexte», poursuit-elle. En clair, comptables, programmeurs, juristes ou publicitaires ne sont pas tous égaux face aux bureaux en pagaille… mais inutile de leur jeter la pierre!