Benjamin Carle, chantre du «Made in France»
Benjamin Carle, chantre du «Made in France» - Vincent Wartner / 20 Minutes

Bertrand de Volontat

«Avant j'écoutais David Bowie, mais maintenant je n'ai plus le droit», annonce Benjamin Carle sur son profil Twitter. Non, ce journaliste parisien de 25 ans n’a pas été puni par ses parents. Il a décidé depuis juin dernier de vivre 100% «Made in France» durant neuf mois, excluant de son quotidien tout ce qui n’est pas français. Il l’écrit lui-même, il va «devenir le cobaye du "Made in France" avec un objectif: 100% "Made in France" à la fin de l'expérience».

Vêtu de l’incontournable marinière Armor Lux, l’ouvrage d’Artus, «La France sans ses usines» à la main, il raconte à 20 Minutes les 100 premiers jours de son expérience et comment peu à peu il devient 100% Français. 

Depuis la campagne de l’élection présidentielle de 2012, les politiques font la promotion du tout français pour protéger l’industrie hexagonale et redorer notre blason à l’international. Le «Made in France» et la marque France en sont devenus les porte-drapeaux. Benjamin Carle a pris les nombreux propos du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg au pied de la lettre et va mener cette vie exclusivement «origine France» dans le cadre du documentaire «Made in France: L'année où j'ai vécu 100% français» qui sera diffusé au printemps 2014 sur la chaîne cryptée Canal Plus.

De la tête aux pieds, dans son appartement, dans son assiette, dans les magasins, dans sa télévision ou en soirée, tout doit être français. Avec les contraintes et les avantages que cela comporte dans la vie active et personnelle d’un consommateur qui usait sans abuser jusqu’alors de produits étrangers. L’expérience va même plus loin, avec notamment le prisme social et économique: les problématiques de création d’emplois et de lutte contre les délocalisations sont au cœur des raisons l’ayant poussé à relever ce défi.

Chaque jour, il filme et tweete (avec le mot dièse #MinF) son expérience sur @BenMadeinFrance

(Réalisation et Montage: Jonathan Duron)