Succès «made in France» (3/5): Dans les coulisses de Laporte, leader mondial du lanceur de balltrap

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Publié le 16 septembre 2013.

REPORTAGE - Chaque semaine, «20 Minutes» vous fait découvrir des «champions cachés» de l'économie française...

Elles sont leader européen voire mondial dans leur domaine, en pointe dans l’innovation et l’export, et pourtant méconnues du grand public. «20 Minutes» est allé à la rencontre de ces entreprises françaises, souvent familiales, qui se jouent de la crise et des aléas boursiers. Des «champions cachés»* qui font la force et la richesse de notre économie.

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Biot (Alpes-Maritimes), ses souffleurs de verre et son spécialiste du balltrap. C'est ici, sur la Côte-d'Azur, dans cette commune de 10.000 habitants, que le leader mondial du lanceur de «pigeons» d'argile est installé depuis 1927. Aujourd'hui, la société réalise 15 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, dont 80% à l'international, et lorgne sur de nouveaux marchés, quitte à les créer. «Depuis plus de trois ans, nous consacrons chaque année 3% de notre budget à notre service recherche et développement. Nous avons senti un ralentissement. Il faut pouvoir trouver de nouveaux créneaux pour ne pas stagner», explique ainsi Jean-Michel Laporte, le PDG de cette entreprise familiale qui dispose deux autres usines, à Formerie, dans l'Oise, et à Bottesford, au Royaume-Uni.

Nouvelle discipline

Fournisseur officiel des Jeux olympiques (déjà présent sur sept éditions), mais aussi de la famille royale britannique, la société azuréenne exporte dans 85 pays. Dont les Etats-Unis où l'une de ses dernières créations a été testée à large échelle cet été. Plus de 30.000 scouts ont ainsi pu prendre en main les «Sporting arrows» (littéralement, les «flèches sportives»), à l'occasion de leur rassemblement annuel. Une «vitrine exceptionnelle» pour le patron qui espère voir son nouveau joujou -qui utilise un arc traditionnel et une cible propulsée en l’air- devenir carrément... une nouvelle discipline olympique. «La Fita (Fédération internationale de tir à l’arc) s’intéresse au produit, avance le dirigeant. Ce ne serait pas pour [les Jeux de] Rio, mais pour après. Il faudrait compter entre dix et quinze ans.»

Démarche écologique

En tout cas, l'ambition est claire : «D'ici à 2018, nous aurons doublé notre chiffre d'affaires», lance Jean-Michel Laporte, depuis ses ateliers d'assemblage. «Plus de 80% de nos composants sont produits dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et nous utilisons le plus souvent possible des matériaux biodégradables», explique aussi le PDG. Depuis 1990, l'entreprise s'est engagée sur la voie de l'écologie en utilisant notamment des peintures et des poudres «non nocives» pour l'environnement. Comme dans son autre création récente : le «Flashing ball».Il s’agit d’une sorte de paintball avec des billes qui explosent dans un panache de fumée et des cibles mouvantes. «Le système ne nécessite pas de recul, il ne fait pas de bruit et coûte dix fois moins cher. Et c'est sans le côté guerrier», vante le patron, qui espère voir débarquer son produit «dans tous les balltrap clubs du monde».

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*Dossier réalisé en collaboration avec Stéphan Guinchard, Directeur chez PwC Advisory et co-auteur de Les champions cachés du XXIe siècle – Stratégies à succès (éditions Economica, octobre 2012).

A Nice, Fabien Binacchi
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