Exploitation agricole dans le Tarn.
Exploitation agricole dans le Tarn. - LANCELOT FREDERIC/SIPA

avec AFP

Après la Confédération paysanne, c'est au tour du syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, de dénoncer mardi les difficultés qu'ont les agriculteurs à assurer leurs récoltes contre les caprices de la météo qui ont causé d'importants dégâts cet été. La FNSEA et son allié des Jeunes Agriculteurs soulignent dans un communiqué les limites d'un système où, «lorsque le risque est assurable, le fonds national de gestion des risques en agriculture ne pourra intervenir que pour couvrir les pertes de fonds».

Car beaucoup d'agriculteurs ne sont pas assurés auprès d'entreprises privées. La Cour des comptes avait elle-même jugé dans un référé en avril que le développement de l'assurance récolte demeurait «à un stade de développement insuffisant» et que de ce fait «le basculement des indemnisations publiques vers l'assurance est donc loin d'être effectif».

Enveloppe réduite

Par ailleurs, la fédération d'agriculteurs regrette une nouvelle fois la décision du gouvernement de réduire de près d'un quart l'enveloppe destinée à l'assurance-récolte, qui est passée de 100 millions d'euros en 2012 à quelques 77 millions cette année. «Il n'est pas envisageable que l'assurance-récolte et le régime des calamités s'affaiblissent de la sorte à un moment où l'exposition aux risques s'accroît.

Aussi, l'ambition affichée par le ministre (de l'Agriculture, ndlr) Stéphane Le Foll dans sa loi d'avenir agricole, doit se traduire en véritables engagements pour l'avenir et en actions concrètes pour le présent», demandent la FNSEA et les JA. Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, devait se rendre mardi dans des exploitations de Dordogne et de Gironde, où les intempéries ont ravagé début août «des dizaines de milliers d'hectares de vignes, de vergers, de cultures ainsi que des bâtiments».