Réfrigérateurs, ordinateurs, téléphones portables devraient voir leur prix légèrement augmenter à partir du 15 novembre, avec la mise en place de la filière de recyclage des déchets d'équipements, électriques et électroniques (DEEE).
Réfrigérateurs, ordinateurs, téléphones portables devraient voir leur prix légèrement augmenter à partir du 15 novembre, avec la mise en place de la filière de recyclage des déchets d'équipements, électriques et électroniques (DEEE). - Frederick Florin AFP

©2006 20 minutes

Plus question de jeter à la poubelle un mobile ou de déposer son four sur le trottoir. Aujourd'hui, explique Alain Geldron de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, « 90 % des déchets électroniques et électriques sont enfouis ou incinérés ». C'est pourquoi, Bruxelles a imposé aux magasins de collecter ces appareils pour que les fabricants organisent la récupération des matériaux vendables (comme le cuivre), le recyclage du métal et, surtout, la dépollution. Reste que l'objectif de traiter quatre kilos par personne et par an, contre deux actuellement, s'annonce difficile.

Les hypermarchés redoutent que les clients n'apportent des appareils sans en acheter un neuf. « Les premiers mois, nous risquons d'être débordés », reconnaît Didier Mériadec, chargé de mission chez Casino. Les organismes de collecte ne sont pas rassurés non plus. Chaque produit impose une technique spécifique : dans un frigo, il faut neutraliser les gaz CFC. Or, un seul « centre de traitement du froid » existe en France, remarque Alain Grimm-Hecker, président d'Eco-Systèmes. Prévoyant, il a contacté les réseaux sociaux Emmaüs et Envie, pour donner ce qui est réutilisable. Dernier hic : aucune obligation ne pèse sur les déchetteries, qui récupèrent pourtant une bonne partie de nos équipements électroménager et high-tech.

A. B.