Illustration: Queues d'avions Air France à l'aéroport Toulouse-Blagnac.
Illustration: Queues d'avions Air France à l'aéroport Toulouse-Blagnac. - FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

avec AFP

La direction d'Air France va dévoiler en septembre un plan de restructuration qui ne sera pas composé de «mesurettes», a indiqué mercredi le PDG de la compagnie aérienne, confirmant néanmoins l'engagement de ne pas procéder à des départs contraints d'ici fin 2014.

«Il ne s'agira pas de mesurettes; nous sommes résolus à régler le sujet, même si leur mise en oeuvre s'étalera sur plusieurs années», a indiqué Alexandre de Juniac dans un entretien publié sur le site du quotidien économique Les Echos. Ce plan de restructuration doit concerner les activités court et moyen-courrier et cargo d'Air France.

L'ensemble du groupe Air France-KLM est engagé depuis 2012 dans un plan, Transform 2015, qui doit permettre de réaliser en trois ans 2 milliards d'euros d'économies, en partie grâce à une efficacité économique supplémentaire de 20%.

Les coûts d’escale dans le viseur

Le PDG du groupe Jean-Cyril Spinetta, qui cédera le 1er juillet son fauteuil à M. de Juniac, avait prévenu dès l'annonce de ce plan que des mesures complémentaires n'étaient pas exclues compte-tenu des difficultés financières du groupe. «Il y aura de la réduction de coûts et il y aura aussi des évolutions dans nos manières de procéder», a indiqué Alexandre de Juniac, ajoutant que «toutes les pistes, tous les sujets seront examinés».

Les coûts d'escales sont tout particulièrement dans la ligne de mire car, selon le journal, ils sont réputés légèrement plus élevés que ceux de la concurrence. «Toutes les escales seront concernées», a affirmé le patron d'Air France.

Il a également évoqué la possibilité de transférer des activités vers la filiale low cost Transavia ou vers la nouvelle compagnie régionale Hop: «Si Air France ne peut rentabiliser une ligne, n'est-il pas préférable de la transférer à Transavia ou Hop, plutôt que de la laisser à la concurrence», s'est-il interrogé, appelant à «davantage de flexibilité au sein du groupe, qui doit fonctionner comme une grande famille».

Pas de départs contraints

Selon lui, «il n'y aura pas de départs contraints. Mais il est possible de réduire les effectifs sans cela». «Pourquoi pas» par le biais d'un plan de départs volontaires, a-t-il ajouté. La compagnie entend déjà supprimer 500 équivalents temps plein d'hôtesses et stewards en 2013 via des départs volontaires dans le cadre de Transform 2015.

Le court et moyen-courrier d'Air France-KLM est resté très déficitaire l'an dernier avec 800 millions de pertes contre 700 millions en 2011.

La direction a prévu de rencontrer les organisations syndicales en juin, «après quoi, nous présenterons en septembre un ensemble de mesures soumises à la négociation», a fait savoir M. de Juniac.