La ministre de l'Ecologie Delphine Batho, lors d'une conférence de presse sur la transition écologique, le 27 mai 2013 à Paris.
La ministre de l'Ecologie Delphine Batho, lors d'une conférence de presse sur la transition écologique, le 27 mai 2013 à Paris. - WITT/SIPA
* Anne-Laëtitia Béraud

En avant pour «l’économie verte», grâce aux «éco-activités innovantes qui sont un des partenaires essentiels de la transition énergétique», salue ce lundi matin la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, dans l’un des salons de son ministère. Devant un parterre de représentants d’entreprises «éco-innovantes», la ministre vient inaugurer des débats puis remettre le prix CleanTech Open France à Alain Lunati, président de l’entreprise SP3H.

Cette start-up a développé «un capteur embarqué permettant d’informer en temps réel de la qualité du carburant [d’un moteur thermique] présent dans le réservoir des véhicules», indique le document du prix. Le capteur vise à permettre «un gain en consommation et une réduction des émissions polluantes.» Cette technologie est protégée par douze brevets internationaux.

Pour la ministre, cette présentation est l’occasion de rappeler le projet de loi qu’elle portera sur la transition énergétique, qui sera examiné à partir de septembre. «L’économie verte a un potentiel énorme. Afin de s’adapter aux mutations écologiques et économiques, il faut une marche en avant du progrès», lance-t-elle. Une idéologie du progrès vert, qui créera des emplois et assura une transition vers les technologies propres, promet la ministre.

Attirer les investissements privés

Au menu des domaines prioritaires de cette économie verte, figurent «le bâtiment et l’économie circulaire», avec les déchets, rappelle Delphine Batho. Garantissant une «stabilité réglementaire, décisive pour les entreprises», la ministre assure que le financement de ces petites entreprises sera assuré en partie par les investissements d’avenir portés par la banque publique d’investissement.

Un discours qui reste incantatoire, mais qui ne peut déplaire aux convaincus, parmi lesquels Alain Lunati, dont l’entreprise est primée ce jour. «C’est positif que le gouvernement, qui a les moyens, ait compris l’enjeu de l’aide et l’accompagnement» de ces entreprises, souligne l’entrepreneur. Si le discours de la ministre reste un discours de politique générale, Alain Lunati souligne assure «ne pas «attendre de grands chiffres du gouvernement, mais une souplesse, aux niveaux régionaux et locaux, dans l’accompagnement de [nos] activités». Une politique qui attirera sur le long terme, espère-t-il, les investissements privés.