Les recherches se poursuivaient le 11 mai 2013 sous les décombres de l'usine textile effondrée le 24 avril au Bangladesh, près de Dacca.
Les recherches se poursuivaient le 11 mai 2013 sous les décombres de l'usine textile effondrée le 24 avril au Bangladesh, près de Dacca. - KHAN PALASH/SIPAUSA/SIPA

MARQUES – Les enseignes françaises répondent à «20 Minutes» et s'engagent dans la sécurisation de sites de production mais nient toutes implications dans l'accident de Dacca...

Les Françaises montent au front. Moins d’un mois après l’effondrement du Rana Plaza - un immeuble dans la banlieue de Dacca abritant des ateliers de confection de sous-traitants travaillant pour des grandes marques occidentales - qui a coûté la vie a au moins 1.127 personnes, les attentes concernant la prise de position des marques concernées sont grandes. «La responsabilité des marques est engagée» affirme Nayla Ajaltouni, la coordinatrice du collectif Ethique sur l'étiquette, dans Le Parisien de ce mercredi. Pourtant, interrogées par 20 Minutes, les marques françaises se défendent.

Carrefour au Bangladesh mais pas dans cette usine

L'ONG Peuples solidaires indique avoir trouvé, sur le site, des étiquettes des marques Tex, distribuée par Carrefour. Pourtant Carrefour affirme n’avoir «aucun fournisseur ni aucun client ni aucune commande» dans l’usine après vérification. «Nous avons commencé les audits sociaux – audits confiés à des cabinets internationaux - en 1997 avec un chapitre spécifique à la sécurité et à la santé, ce qui nous conduit à refuser des fournisseurs. Outre le suivi de l’audit durant la relation commerciale, nous avons renforcé les contrôles de sécurité en septembre dernier».

L’accord sur la sécurité des usines signé ce mardi, que la marque juge « comme un véritable atout sociétal» vient renforcer leur «niveau d’exigence». L’enseigne tricolore rappelle ne pas être impliquée dans ce drame.

«Notre dernière commande remonte à mai 2012»

«Nous sommes toujours attentifs et très regardant au sujet des avancées positives concernant les conditions de travail des salariés de nos fournisseurs», assure le porte-parole de Camaïeu, une des marques dont les étiquettes ont été retrouvées dans les décombres. L’enseigne précise qu’elle fait «déjà signer des chartes à ces fournisseurs sur les droits de l’homme, le travail des enfants, l’utilisation de matières dangereuses» et qu’enfin elle audite ses fournisseurs avec des inspecteurs internes et non des sociétés locales.

Par ailleurs, le porte-parole revient sur ses propos relayés dans Le Parisien en affirmant «qu’une seule commande d’un volume extrêmement faible (15.000 pièces) a été retrouvée en mai 2012». De surcroît, il s’agissait de t-shirts. «Nous ne comprenons pas comment un pantalon nous appartenant se retrouve sur les images de BFMTV», affirme le porte-parole.

Enfin du côté d’Auchan, les investigations sont relancées à la suite de découvertes par des ONG le 13 mai dernier d’étiquettes dans les décombres. A ce jour, le porte-parole le rappelle : «Nous n’avons procédé à aucune commande dans cette usine, ni directement ni via nos fournisseurs locaux.»

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