avec AFP

La Turquie a apuré mardi l'intégralité de ses dettes auprès du Fonds monétaire international (FMI) avec lequel il a eu un passé tumultueux, a déclaré le Premier ministre Tayyip Erdogan, faisant ainsi rentrer son pays dans le club des pays non endettés à cette institution.

«Après une longue période, la Turquie a apuré, réduit à zéro sa dette envers le FMI. Je souhaite que ce développement soit propice pour notre pays», a-t-il dit lors d'une intervention devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir.

Il a expliqué qu'une dernière tranche de 412 millions de dollars (317 millions d'euros) avait été remboursée mardi à l'institution monétaire internationale par la Banque centrale turque. La Turquie s'était endettée à plusieurs reprises auprès du FMI depuis 1958. L'Etat turc pourra désormais investir ses recettes fiscales dans les infrastructures, a affirmé M. Erdogan.

Le gouvernement Erdogan est engagé dans de grands projets d'infrastructures comme la construction à Istanbul, mégapole de 15 millions d'habitants, d'un troisième aéroport qui ambitionne de devenir le premier de la planète en nombre de passagers.

La Turquie, dirigée par l'AKP depuis 2002, et le FMI avaient longuement discuté entre fin 2008 et début 2010 de la possibilité d'un nouveau prêt. Aucun accord n'avait été trouvé.

Même si, après deux années de forte croissance, l'économie turque a nettement ralenti en 2012, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) de seulement 2,2%, contre 8,8% l'année précédente, ce ralentissement n'a pas entravé la bonne marche de ses activités économiques, selon la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), qui a tenu la semaine dernière sa réunion annuelle à Istanbul.