La centrale nucléaire de Fessenheim.
La centrale nucléaire de Fessenheim. - G. VARELA / 20 MINUTES

ENERGIE François Hollande avait promis de fermer le site en 2016...

Une promesse qui risque de coûter très cher aux finances publiques. Selon les informations du Journal du dimanche, qui mentionne plusieurs sources, EDF demanderait entre cinq et huit milliards d’euros à l’Etat en contrepartie d’une fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

Le président de la République, lors de la dernière présidentielle, avait promis que le site devrait mettre la clé sous la porte en 2016.

200 millions de revenus en moins

Pourtant, cette semaine, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné son feu vert à EDF pour l’exploiter jusqu’en 2022. L’électricien estime de son côté qu’il peut l’utiliser pendant encore vingt ans. Or, d’après lui, une fermeture anticipée le priverait de 200 millions d’euros de revenus par an. A cela s’ajoutent «le remboursement de 150 millions d’euros d’investissements non amortis et l’indemnisation de clients allemands et suisses qui achètent l’électricité dans le Haut-Rhin», souligne le JDD.

Selon un proche des pouvoirs publics, même si EDF n’a officiellement encore rien demandé à l’Etat, l’idée de devoir l’indemniser fait l’effet d’une douche froide. En effet, ce dernier pensait que la fermeture ne lui coûterait rien.

La CGT soutient EDF

De son côté EDF est soutenu par la CGT sur ce dossier. Samedi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Fessenheim à l'appel d'élus locaux pour le maintien de la centrale nucléaire alsacienne. Ils ont dénoncé une décision de fermeture «purement électorale et sans aucun argument rationnel», qui entraînerait la «désertification» de la commune et de ses environs.

Beaucoup ont évoqué la crainte de la disparition de 2.000 emplois dans les environs. La fermeture doit être actée dans une loi qui sera votée en 2014 par le Parlement.

 

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