Détail de la une du magazine allemand Der Spiegel paru le 16 avril 2013.
Détail de la une du magazine allemand Der Spiegel paru le 16 avril 2013. - Der Spiegel

PATRIMOINE – Le magazine allemand «Spiegel» titre cette semaine sur les résultats controversés d’une récente étude de la Banque centrale européenne…

Après les Italiens, les Grecs? Quelques semaines après le scandale provoqué par une étude de la banque centrale allemande, qui plaçait le patrimoine médian -niveau au-dessus duquel se situe la moitié des ménages- des Italiens bien devant celui des Allemands, c’est cette semaine une étude de la Banque centrale européenne qui fait polémique à la une du magazine allemand Spiegel.

Avec des chiffres quasi analogues, cette nouvelle enquête comparative, issue de données compilées entre 2009 et 2011, révèle ainsi que le patrimoine allemand médian (51.400 euros) est le plus faible d’Europe mais aussi plus de deux fois inférieur à celui des Grecs (101.900 euros). Un comble alors que l’Allemagne est le premier contributeur aux divers plans de sauvetages accordés depuis 2010 au pays pour un montant total 380 milliards d’euros.

Un patrimoine foncier limité mais des revenus confortables

Titre choc («Le mensonge de la pauvreté»), et illustration caricaturale à l’appui, le Spiegel a vite fait dans sa nouvelle édition parue ce mardi d’en conclure au détournement de fonds européens de la part des Grecs nantis. La réalité semble toutefois plus complexe. Si on s’en tient au patrimoine moyen, la situation allemande reste dans le bas panier européen avec un montant total estimé à 195.300 euros, mais bien devant celle des Grecs (147.800 euros).

De plus, la principale explication de ces écarts (comme dans la précédente étude) tient à la faiblesse du taux de propriétaires fonciers en Allemagne (44,2%) par rapport à la Grèce (72,4%): chez les non-propriétaires, la richesse totale médiane des Allemands (10.300 euros) et plus de deux fois supérieure à celle des Grecs (5.100).

Enfin, en matière de revenus des ménages, l’Allemagne est dans le peloton de tête européen avec un revenu médian de 32.500 euros, contre 22.000 euros en Grèce.

 

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