Des manifestants devant l'usine Petroplus de Petit-Couronne le 18 octobre 2012.
Des manifestants devant l'usine Petroplus de Petit-Couronne le 18 octobre 2012. - BISSON/JDD/SIPA

JUSTICE Les offres des groupes libyen Murzuq Oil et panaméen NetOil pour la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime) avaient été jugées recevables par les administrateurs judiciaires...

Les derniers espoirs de reprise se sont envolés mardi pour les salariés de Petroplus. L’avocat du comité d'entreprise de la raffinerie de Petit-Couronne, Jean-Marie Valentin. a en effet indiqué que le tribunal de commerce de Rouen rejette les offres pour la reprise du site qui restaient sur la table.

«On a eu une audience très riche mais clairement les repreneurs n'étaient pas au rendez-vous», a déclaré le défenseur des salariés. «Les salariés sont allés au bout de ce qui était possible. Il faut raison garder et penser maintenant à l'avenir.»

La liquidation de la raffinerie ouverte en 1929, qui avait déposé son bilan le 24 janvier 2012, avait été prononcée en octobre par le tribunal de commerce de Rouen. Il avait  toutefois autorisé la poursuite de l'activité jusqu'au 16 avril et la recherche d'un repreneur.

Une centaine de reclassements

Aucun dossier de reprise n'ayant été retenu, le site devrait définitivement fermer et les 470 salariés de la raffinerie devraient recevoir leur lettre de licenciement à partir du 22 avril, selon des sources syndicales. «Le comité d'entreprise va être convoqué prochainement pour statuer sur un plan social pour les employés concernés», a dit mardi l'avocat de l'intersyndicale.

Une centaine de salariés de Petroplus pourraient être reclassés dans l'industrie pétrolière, principalement dans la vallée de la Seine où fonctionnent deux autres raffineries, l'une exploitée par Total et l'autre par ExxonMobil.

La raffinerie avait besoin pour fonctionner de 15 millions d'euros de pétrole brut par jour. Sa remise à niveau était estimée entre 400 et 500 millions d'euros. Aucun des majors du secteur tels ExxonMobil, Total, BP ou Shell ne s'était intéressé à cette raffinerie ancienne et de taille moyenne avec sa capacité de distillation de 150.000 barils par jour. Ils estiment qu'investir dans l'achat d'une raffinerie en Europe n'a guère de sens tant les marges sont faibles et la concurrence des produits importés forte.

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