Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, présentait les  objets de la «nouvelle france industrielle» avec les entreprises  Michelin, Stentys et Deinove, le 19 février 2013 au ministere des finances à Bercy.
Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, présentait les objets de la «nouvelle france industrielle» avec les entreprises Michelin, Stentys et Deinove, le 19 février 2013 au ministere des finances à Bercy. - A. GELEBART / 20 MINUTES

M.B.

Non, les investisseurs étrangers ne se détournent pas de la France. Les esclandres du patron de Titan, Maurice M. Taylor, le bien surnommé Grizzli, ex-candidat au rachat du site Goodyear d’Amiens-Nord (Somme) écrivant noir sur blanc qu’il faudrait être «stupide» d’investir son argent dans l’Hexagone, seraient donc un épiphénomène.

Repli de 0,7%

En effet, selon l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) 693 entreprises étrangères ont décidé en 2012 d’investir chez nous contre 698 l’année précédente, soit un petit repli de 0,7%. Au final, elles vont générer 26.000 emplois au cours des trois prochaines années contre 28.000 attendus pour ceux de 2011.

«L’année 2012 aura été la meilleure depuis cinq ans pour les investissements en provenance des Etats-Unis (+5% avec 156 projets), d’Italie (63 projets), des Pays-Bas (24 projets) ou de la Russie (10 projets) et ceux des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont en hausse», selon le rapport annuel de l’AFII qui sera publié à la fin mars, mais révélé par Le Monde.

La France reste attractive, plaide Montebourg

Ces chiffres sont la démonstration que nous restons attractifs et qu’il nous faut arrêter l’autodénigrement», a indiqué au quotidien du soir Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif. A ses yeux, «le patriotisme économique n’est pas le refus des investissements étrangers».

Pour le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, le cru 2012 est même «l’un des trois meilleurs résultats enregistrés depuis 15 ans».

La diversité des territoires est, selon lui un puissant  facteur d’attractivité du site France. L’Ile-de-France accueille aujourd’hui 29% des nouvelles  décisions d’investissement, Rhône-Alpes (17%), Provence-Alpes-Côte d’Azur (8 %), Midi-Pyrénées (7 %), Alsace (5%), et Nord-Pas de Calais (5%).

D’après Pierre Moscovici, «la destination France continue d’attirer les  investisseurs étrangers et nous voulons aller encore plus loin. Le gouvernement s’est fixé pour  objectif d’atteindre, chaque année, 1.000 décisions d'investissements d’ici 2017, et l’accueil de 300  entreprises non encore implantées sur le territoire. La France doit rester une destination de  premier ordre pour les investissements directs étrangers».