Etude: Les Français face à leurs contradictions sur l'épargne retraite

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Publié le 26 février 2013.

EPARGNE – Aspirations financières irréalistes, confiance excessive dans l’Etat-providence, épargne personnelle insuffisante: la nouvelle étude HSBC sur l’avenir des retraites pointe les contradictions françaises...

«Epargner pour ses vieux jours? Certainement, mais plus tard.» Tel semble être le leitmotiv de beaucoup de Français, selon la nouvelle étude publiée mardi par HSBC. Au total, 59% des sondés reconnaissent en effet ne pas préparer correctement ou ne pas préparer du tout leur retraite, et ce en dépit d’une inquiétude croissante sur les difficultés financières qui pourraient se poser (62%, à égalité avec les problèmes de santé).

Confiance dans le système par répartition

«C’est un peu comme en matière de prévention pour la santé: les Français ont de plus en plus peur, mais ils sont dans une certaine forme de déni et repoussent encore et toujours la préparation de leur retraite, que ce soit financièrement ou mentalement», explique le sociologue Serge Guérin, spécialiste des questions de vieillissement et associé à l’étude.

Au final, il en résulte d’importants décalages entre les attentes des Français et la réalité qui les attend. Le plus criant concerne le montant de leur pension: «Ils estiment leur revenu idéal pour cette période à 26.000 euros alors que le revenu médian d’un ménage de retraités se situe autour de 18.370 euros», note HSBC.

Autre paradoxe: «En dépit d’une situation déficitaire des régimes de retraite bien connue», 44% des Français font prioritairement confiance à l’Etat pour financer leur retraite, contre 16% au niveau mondial. «C’est deux fois plus qu’en 2011», note HSBC, au lendemain de la retraite Fillon sur les retraites.

Une épargne de précaution sous pression

Selon HSBC, les Français privilégieraient même une épargne à court terme, et notamment pour préparer leurs vacances (47%) plutôt que la préparation de leur retraite (34%). Un portrait un brin caricatural toutefois quand on connaît le taux d’épargne de précaution record des Français. A y regarder de plus près, un Français sur deux épargne pour «parer à un coup dur», contre 38% en moyenne mondiale.

Mais aussi et surtout au vu des difficultés financières que rencontrent un nombre croissant de ménages touchés par la crise et le chômage. «Il faut mettre cela en perspective avec le fait que 36% des Français déclarent ne pas pouvoir économiser du tout chaque mois et le chiffre selon lequel 18% sont en situation très précaire», souligne Serge Guérin. En bref, quand on a du mal à régler ses factures, planifier sa retraite ne peut tout simplement pas être une priorité.

Claire Planchard
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