Concours général agricole: Des médailles qui valent de l’or

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Publié le 23 février 2013.

AGRICULTURE - Figurer au palmarès du célèbre concours organisé en marge du salon de l’agriculture de Paris est la garantie de notoriété et de ventes pour les heureux gagnants...

«Une médaille d’or sur un jus de fruit ça peut faire grimper nos ventes de 20 à 30%  mais cela permet aussi d’accéder à de nouveaux réseaux de distributions au niveau national», raconte Alexandre Besseas. Le responsable de la Ferme fruitière de la Hautière dans la région nantaise en sait quelque chose: depuis les années 1980, ses jus de fruits n’ont que rarement raté le palmarès.

Une vitrine nationale

A la fromagerie Badoz, à Pontarlier (Doux) on ne cache pas non plus de sa fierté de produire le Mont D’Or «le souvent titré à Paris» . «C’est un gage de qualité et un repère pour les consommateur et nos clients professionnels (crémiers, grossistes, grande distribution) qui nous permettent aujourd’hui d’être la marque la plus vendue», explique Vincent Badoz, co-dirigeant de la fromagerie. «Participer chaque année permet de nous étalonner par rapport à nos concurrents en termes de qualité du produit, et cela représente aussi un challenge personnel pour chacun de 75 salariés de notre PME», ajoute-t-il.

 «La première prime quand on est médaillé est la facilité de vendre notamment grâce à la visibilité et la promotion que nous faisons au produit. Et si le produit est très recherché, de le vendre au meilleur prix», confirme Wilfrid Fousse, le commissaire général du Concours général agricole.

Et à ce titre, toutes les médailles ne se valent pas. Sur un concours aussi couru que celui du vin (16.200 sur les 21.000 participants), décrocher l’or est encore plus lucratif. «Difficile à quantifier, mais quand on est sur un linéaire avec une médaille d’or, on vend sans problème», raconte Florence Condemine, dont le Brouilly AOC 2011 rouge produit avec son mari Didier à Cercié (Rhône) avait remporté l’or dans sa catégorie l’an dernier.

Un concours unique en son genre

Pourquoi un tel prestige? Pour les organisateurs du concours cela tient à la qualité de sa sélection et de son jury. «Nous sommes aussi rigoureux que possible à chaque étape. On va notamment chez les candidats prélever des produits au hasard dans son stock commercial, pour qu’ils ne puissent pas présenter un produit spécial concours», raconte Wilfrid Froux.

Crée en 1870, ce concours est aussi unique en son genre parce qu’il est encadré directement par le ministère de l’agriculture: un gage de sérieux et de neutralité commerciale. «Les commissaires sont épaulés par un jury de 5.600 personnes aussi indépendants que possible représentant des consommateurs mais aussi des  professionnels qui connaissent parfaitement chaque appellation et ce qui est recherché dans chaque produit», précise le commissaire.

Tout comme les qualités attendues des 338 races des 2.100 bêtes (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, asins et canins). qui se participeront cette année au troisième volet du concours: celui des animaux.  Les retombées commerciales du palmarès ne se limitent pas à nos produits du terroirs.  «Pour un éleveur, une médaille d’or permet de aussi vendre des reproducteurs plus facilement»,  souligne Wilfrid Fousse.

Claire Planchard
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