La fuite des grandes fortunes ne s’est pas accélérée ces derniers mois avec l’arrivée de la gauche au pouvoir et ses nouvelles mesures d’austérité fiscale. Au contraire. C’est ce qui ressort des dernières données révélées mardi par l'administration fiscale à la commission des finances de l'Assemblée nationale et rapportées ce mercredi par Le Figaro.

Au 31 décembre 2012, Bercy avait reçu 250 déclarations d'exit tax, depuis sa mise en place en mars 2011. Ce nouvel impôt prévoit que les ménages détenant plus de 1,3 million d'euros d'actions et qui déménagent hors de France paient une taxe sur les plus-values latentes liées à leurs actions vendues moins de huit ans après leur départ. «Pour suivre ces contribuables, le gouvernement a donc exigé qu'ils remplissent une déclaration lorsqu'ils quittent la France. Déclarations que Bercy compile.»

72 départs en Belgique

Dans le détail, Bercy a reçu 128 déclarations concernant des départs en 2011 et 122 faisant état de départs en 2012. «Il n'y a donc pas eu d'accélération entre les deux années mais un maintien à un niveau élevé», note Le Figaro. La Belgique reste la destination préférée (72 départs) devant la Suisse (55). Autres destinations: le Royaume-Uni et les États-Unis.

>> Exil fiscal: «Les relations bilatérales avec la Belgique doivent être renégociées»

Selon Le Figaro, ces foyers en partance «ont emmené avec eux des portefeuilles comportant deux milliards de plus-values latentes». Pour l'instant, le fisc a récupéré 42 millions d'impôts sur ces plus-values latentes, via l'exit tax.

Mots-clés :

Aucun mot-clé.