La Banque de France compte plus de 13.000 agents dans l'Hexagone.
La Banque de France compte plus de 13.000 agents dans l'Hexagone. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

CREDIT D'après les derniers chiffres de la Banque de France...

Une progression qui illustre de nouveau les conséquences de la crise. Alors que l’encéphalogramme de la croissance est à plat depuis cinq ans, du jamais vu depuis 1945, la Banque de France est confrontée à un afflux de dossiers de surendettement. Dans sa dernière enquête typologique sur la question publiée ce lundi, elle constate une flambée de 13% du nombre de dossiers déclarés recevables par les commissions de surendettement en 2011 qui dépasse le seuil des 200.000 à 202.874 exactement contre 176 731 en 2011. En tout, elles en ont reçu plus d’un million de demande depuis 2007 dont 900.000 ont été considérées comme recevables. Selon les derniers chiffres disponibles sur son site Internet, la tendance ne semble pas s’inverser puisqu’en 2012, plus de 232.000 dossiers ont été déposées dont 202.900 jugés recevables.

De plus en plus de personnes âgées

En 2011, l’enquête diffusée aujourd’hui constate de nouveau que le surendettement frappe avant tout (64,2%, les  personnes seules c'est-à-dire les célibataires, veufs ou divorcés, et n’ayant pas de personne à charge (51,8%). «Les classes d’âge de 35 à 54 ans sont les plus représentées (53,3%) étant précisé que dans 23,6% des cas, les surendettés sont âgés de 55 ans et plus (de 65 ans et plus dans 8,4% des cas) reflétant ainsi la tendance précédemment observée au vieillissement de la population surendettée», ajoute l’étude.

Autre caractéristique, le phénomène frappe surtout les personnes les plus vulnérables. Ainsi, 25,6% des personnes surendettées sont au chômage, 11,7% n’ont pas de profession, et 10,3% se trouvent sans activité (invalidité, congé maladie de longue durée, congé parental notamment). Et d’un point de vue socioprofessionnel, ce sont les employés (35,1%) et les ouvriers (24,5%) qui demeurent les plus représentés.

Dans le détail, 78,5% (83,1% en 2010) des ménages surendettés ont des ressources mensuelles inférieures ou égales à 2.000 euros, 48,7% (54,2% en 2010) ont des  ressources mensuelles inférieures ou égales au SMIC et 10,7% d’entre eux (12% en 2010) des ressources inférieures ou égales au RSA socle pour deux personnes.

L’endettement moyen progresse

Par ailleurs, la Banque de France note une augmentation de l’endettement moyen global par dossier, de 34.460 euros en 2010 à 36.800 en 2011. Dernière tendance: si les crédits renouvelables sont présents dans une grande majorité des dossiers (78%), la présence d’endettement immobilier (8,7% en 2011 contre 7,2% en 2010) consécutif à l’acquisition d’un bien ou à la réalisation de travaux. Une évolution «à mettre en relation avec la progression observée de la part des propriétaires et des propriétaires accédants dans les situations de surendettement déclarées recevables par les commissions».

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