La direction de la Manufacture vosgienne de meubles (MVM), à Mattaincourt (Vosges), filiale du groupe Parisot, a annoncé lundi la suppression de 120 emplois sur 378 lors d'un comité d'entreprise, a-t-on appris de source syndicale.
La direction de la Manufacture vosgienne de meubles (MVM), à Mattaincourt (Vosges), filiale du groupe Parisot, a annoncé lundi la suppression de 120 emplois sur 378 lors d'un comité d'entreprise, a-t-on appris de source syndicale. - Jean-Christophe Verhaegen afp.com

avec AFP

La direction de la Manufacture vosgienne de meubles (MVM), à Mattaincourt (Vosges), filiale du groupe Parisot, a annoncé lundi la suppression de 120 emplois sur 378 lors d'un comité d'entreprise, a-t-on appris de source syndicale.

On ne sait pas qui est concerné

L'usine, qui fabrique des meubles de cuisine et de salles de bains, avait été placée en redressement judiciaire le 7 novembre, avec une période d'observation de six mois. «120 licenciements ont été annoncés ce matin, mais nous ne savons pas encore quelles catégories de personnels sont concernés», a expliqué à l'AFP un responsable CGT (majoritaire), Bernard Thomassin, à l'AFP.

«Cela n'est pas vraiment une surprise, mais on ne sait pas si on pourra tourner après ces licenciements. Le paradoxe, c'est qu'en ce moment, on n'arrête pas de faire des heures supplémentaires», a-t-il ajouté. Lors du placement en redressement judiciaire, un porte-parole du groupe avait expliqué que l'usine traversait «d'importantes difficultés».

Il avait alors assuré avoir «la ferme volonté de proposer un plan de continuation pour conserver l'usine de Mattaincourt», et pour objectif «prioritaire le redressement du groupe et la pérennité des entreprises». Les syndicats craignent pour leur part «une volonté claire de fermer l'usine».

En procédure de sauvegarde depuis novembre

En novembre, le groupe Parisot et deux autres de ses filiales, SAS Parisot (anciennement Parisot meubles) et Compagnie Française du Panneau (CFP), soit environ 900 salariés, avaient également été placés en procédure de sauvegarde, le groupe invoquant un «retournement brutal du marché».

Le secteur de la fabrication de meubles, fleuron des Vosges, a déjà été largement sinistré depuis plusieurs années, notamment après la liquidation en janvier 2012 de Nevelt, ex-filiale de Parisot à Mattaincourt (144 salariés) et, un an plus tôt, de ECB, qui employait 122 salariés dans la commune voisine de Mirecourt.

En février 2011, Parisot a rejoint Windhurst Industries, premier groupe européen d'aménagement intérieur. Ce groupe industriel français emploie 4.300 personnes dans 35 pays, avec un chiffre d'affaires de près de 600 millions d'euros. En 2011, le Fonds Stratégique d'Investissement (FSI) est entré au capital de Windhurst Industries.

Le groupe est encore détenu à 49% par la famille du fondateur, Jacques Parisot. En revanche Laurence Parisot, petite-fille de ce dernier et actuelle président du Medef, n'entretient plus aucun lien avec l'entreprise, et ne possède plus ni actions, ni intérêts dans celui-ci.