Dassault va-t-il enfin réussir à vendre le Rafale à l’étranger?

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Publié le 9 janvier 2013.

AVIATION - La perspective d'une commande de 60 avions de combat de Dassault Aviation par les Emirats arabes unis refait surface...

Enfin, la lumière au bout du tunnel pour Dassault aviation ? La France garde l'espoir de vendre ses avions Rafale aux Emirats arabes unis, même si le contrat ne sera pas signé lors de la visite de François Hollande dans ce pays la semaine prochaine, selon des sources diplomatiques françaises.

La perspective d'une commande de 60 avions de combat de Dassault Aviation par les Emirats a refait surface, avec par ricochet un éventuel intérêt du Qatar et du Koweït. Des négociations exclusives sont également en cours depuis un an pour la livraison de 126 avions à l'Inde et le Rafale fait également partie des choix possibles du Brésil, qui envisage d'acquérir au moins 36 avions.

Le titre grimpe en Bourse

«Le dossier est toujours sur la table, il a des chances d'aboutir et il est aussi lié à d'autres dossiers d'exportation du Rafale à d'autres pays», a déclaré un diplomate français avant la visite de François Hollande à Abou Dhabi et Dubaï, mardi prochain, en compagnie des ministres de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius. «Si la question est : est-ce que le contrat va être signé au moment de la visite du président de la République, la réponse est non», a-t-il ajouté.
Dassault Aviation s'est refusé à tout commentaire, suivant l'habitude du groupe concernant les marchés à l'export.

L'action de l'avionneur s'adjuge 2,04% à 800 euros vers 13h20, alors que le CAC-40 reste stable. L'avionneur cherche depuis des années à vendre pour la première fois son avion de combat à l'exportation, ce qui permettrait automatiquement d'alléger la pression budgétaire sur l'Etat français, qui doit compenser le manque à gagner en commandant plus de Rafale à l'avionneur.

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Espoirs déçus

Les autorités françaises se montrent très prudentes, les espoirs suscités par les annonces faites dans le passé par le Brésil et les Emirats ayant dans le passé été déçus. «Je ne sais pas si on doit être optimiste ou pessimiste. Il y a effectivement eu des espoirs, à un moment donné, qui ont été déçus», souligne-t-on de source diplomatique française.

En 2009, le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva avait annoncé que le Brésil choisirait l'avion de Dassault Aviation, un contrat de quatre milliards de dollars, mais il avait quitté le pouvoir sans pouvoir faire passer la décision. L'entreprise française est en concurrence au Brésil avec Boeing avec son F-18 et le suédois Saab avec le Gripen et la préférence exprimée par Lula était contestée dans son pays. La nouvelle présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a confirmé le 11 décembre dernier, lors d'une visite d'Etat à Paris, que le dossier attendrait des jours meilleurs.

Le Rafale au Canada ?

En novembre 2011, l'avionneur avait subi une autre douche froide au salon aéronautique de Dubaï lorsque les Emirats avaient jugé l'offre de Dassault «non compétitive et irréalisable». Mais Nicolas Sarkozy avait eu l'espoir d'annoncer avant l'élection présidentielle de 2012 la conclusion de la vente avec les autorités des Emirats après l'ouverture de négociations exclusives avec l'Inde pour l'achat de l'avion de combat. Les tractations porteraient sur l'équipement en missiles mais aussi sur la reprise par la France de 63 Mirage 2000-9 que possèdent actuellement les Emirats. Le Qatar et le Koweït pourraient souhaiter un avion interopérable avec celui de leur voisin.

De source gouvernementale française, on souligne que la concrétisation d'un premier accord avec un pays pourrait provoquer un effet «boule de neige» pour cet avion qui a fait ses preuves lors de l'intervention militaire en Libye.

Dassault Aviation poursuit par ailleurs sa prospection. Eric Trappier, qui prend ce mercredi ses fonctions de nouveau PDG du groupe, a annoncé dans un entretien aux Echos de mercredi que l'entreprise répondrait à la demande d'information du Canada sur le Rafale. Le Canada étudie des alternatives concurrentes à celle de l'avion F-35 de Lockheed Martin, auprès duquel il a commandé 65 appareils en 2010. Le pays pourrait ne pas confirmer cette commande en raison d'un coût plus important que prévu.

M.B. avec Reuters
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