La zone euro, ici José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, aura fort à faire dans la gestion des cas espagnol et grec en 2013.
La zone euro, ici José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, aura fort à faire dans la gestion des cas espagnol et grec en 2013. - ZHOU LEI/CHINE NOUVELLE

Bertrand de Volontat

En 2012, les experts n’ont pas été clairvoyants, en raison notamment du manque de visibilité de l’économie américaine et celle de la zone euro. Pour 2013, certains  sont franchement pessimistes. Trop ? Voici sept propositions qualifiées de farfelues… en théorie.

-Le défaut espagnol (Saxo Bank). L’Espagne, le nouvel homme faible de la zone euro, fait un pas de plus vers le défaut, avec le bond des taux d'intérêt à 10%. En 2013, la dette souveraine espagnole voit sa notation dégradée en investissement à risque. Les taux s'envolent, les tensions sociales s’accentuent, alors que le défaut devient inévitable.

-Le Royaume-Uni quitte l’Union européenne (Morgan Stanley). «From Grexit to Brixit», titre la banque américaine, sûre que les îles britanniques quitteront le navire avant le pays le plus endetté de la Méditerranée.

-La Grèce découvre des réserves de pétrole de la valeur de l’ensemble de ses dettes (Deutsche Bank). Avec ses fonds marins méditerranéens, où d’autres pays ont déjà trouvé et exploité des ressources naturelles, la possibilité de trouver du pétrole est envisagée. Notamment au sud de la Crète, où est estimé un potentiel de 600 milliards de dollars d’or noir.

-L’euro finira 2013 à 1,2 dollar (Bruce Krasting). Actuellement à 1,34 dollar, l’euro restera au dessus des 1,30 au premier semestre avant de plonger. Une nouvelle susceptible de donner un coup de fouet à l’économie européenne en dopant les exportations.

-La chute de l'or à 1.200 dollars l'once (Saxo Bank). Vous venez d’acheter ce métal précieux au cours actuel de 1.660 dollars, méfiez-vous. La force de la reprise économique américaine en 2013 prend le marché par surprise. Ajouté à une demande plus faible d'or en Chine et en Inde, les cours chutent.

-Les cours du soja grimpent de 50% (Saxo Bank). La mauvaise météo en 2012 a causé des ravages sur la production mondiale de céréales et les stocks américains de soja sont au plus bas depuis neuf ans. Une plus forte demande en biocarburants peut aussi occasionner des pics de valorisation et les spéculateurs se tiennent prêts à revenir sur le marché. De quoi faire flamber dans vos rayons le prix de la viande.

-L’action de Facebook ne redécollera pas (Bruce Krasting). FB ne dépassera pas les 31 dollars. Pire, cette entrée en Bourse ratée pèsera sur les prochaines arrivées high-tech sur le marché.