Après Internet, la révolution robotique est en marche

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Publié le 23 novembre 2012.

SECTEUR - Selon le PDG de Robopolis, le marché devrait exploser dans les prochaines années...

Fini la science-fiction. Alors que le gouvernement devrait dévoiler dans les prochaines semaines un plan de soutien à la recherche robotique, Bruno Bonnel, PDG de Robopolis et de Président du syndicat français Syrobo s’enthousiasme : «la France n’est pas en retard!». De fait, nos chercheurs seraient même en avance dans la science du logiciel. «Il y existe une vraie complémentarité de notre savoir-faire avec celui de l’Asie dans le cadre de la programmation de la locomotion des androïdes», précise Bruno Bonnel.

>> Nao, le petit robot dans le peloton de tête de la robotique

Des recettes en croissant de 8,5% cette année

Réparti entre des applications professionnelles et domestiques, le marché de la robotique a le vent en poupe. Selon l’International Federation of Robotics, il verrait ses recettes augmenter de 8,5% cette année, s’établissant à 5,2 milliards de dollars. Perspectives : 22 milliards d’ici à fin 2015. Pour le patron de Robopolis, «Les années 80, c’était le PC, les années 2000 l’internet, les années 2020 la robotique. C’est un cycle». Pour l’heure, c’est évidemment l’univers professionnel qui génère le plus de revenus à l’échelle mondiale (4,6 milliards en 2011, contre 0,6 milliards pour le marché domestique). La trayeuse Lely Astronaut vaut à elle seule 250 000 euros environ, l’équivalent de plus de 800 aspirateur iRobot Roomba que Robopolis distribue. Néanmoins, la robotique domestique décolle. Sur le seul marché des aspi-robots où Robopolis occupe 65% des ventes en France, 153 000 appareils auront été vendus cette année. «Il y a une nouvelle vague de consommation pour les objets intelligents qui arrive», pressent Bruno Bonnel qui prend les devants.

L’humanoïde n’est pas pour demain

Après Roomba, Robopolis a lancé la tondeuse robot Robomow. Bientôt, le robot nettoyeur de gouttières Looj entrera en action. «On aura très vite plusieurs robots chez soi», prévoit Bruno Bonnel. Mais selon lui, l’humanoïde fantasmé par beaucoup, ce n’est pas encore pour demain : «la quête du Graal humanoïde, c’est la face nord du Mont Blanc qu’il faut encore escalader sans équipement d’alpinisme». Et puis, bien plus que dans le compagnon idéal, Bonnel veut croire en un avenir où le robot «exécutera d’abord une ou des tâches nous encombrent la vie». Stimulée par des états, comme le Royaume Unis, qui voient en la robotique un eldorado pour se réindustrialiser, la recherche bat son plein. En Europe, le Projet FP7 lancé en 2009 soutiendra d’ici 2013 120 projets pour un montant de 600 millions d’euros. En 2014, le programme Horizon 2020 et ses 80 milliards d’euros (dont une partie allouée à la R&D en robotique) poursuivra les efforts déjà entrepris. L’occasion, sans doute, pour de nouvelles sociétés d’émerger. «Le jeu est très ouvert», assure Bruno Bonnell, «on trouvera sans doute à la table des géants de l’Internet, mais, sur ce territoire d’innovation énorme où beaucoup de boîtes vont tenter des coups, ce seront surtout des start-up que l’on verra émerger».

>> Ces robots qui aspirent à rentrer dans le quotidien

Christophe Séfrin
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