Pourquoi le crowdfunding fait des émules

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Publié le 16 novembre 2012.

ECONOMIE - Le financement collectif sur la Toile donne un coup de pouce aux projets...

Vous avez envie de monter un petit commerce? Mobilisez la générosité de vos amis Facebook. Ni microcrédit, ni achat d'une part dans une société (sur le modèle de My major company), le crowdfunding permet de monter un projet en faisant appel aux dons d'internautes. Le créateur séduit avec des contreparties comme un CD, un atelier, des goodies. «Le financement participatif a toujours existé – la Sagrada Familia, basilique à Barcelone payée par l'aumône en est la preuve – surtout dans le milieu artistique, souligne Mathieu Maire du Poset, du site de crowdfunding ulule.com qui a accompagné 1.371 projets. Mais aujourd'hui avec les réseaux sociaux, on peut créer une communauté de soutien autour d'une idée innovante.» Et pas uniquement pour des projets culturels.

Aider un agriculteur

Thierry vend depuis début octobre ses bières brassées à la Goutte d'Or (18e), grâce au coup de pouce de ulule.com. Mercredi soir, Lorna et Audrey ont ouvert les portes de Sept Cinq à Paris, un concept store aux allures d'appartement qui propose sacs, bijoux, chaussures de créateurs parisiens, mais aussi un salon de thé. Si l'apport financier venu d'Ulule ne représente une part infime de l'investissement, le site leur a permis de mieux présenter leur projet et de toucher une communauté plus large.

«On a récolté 6.000 euros en trois semaines, ce qui nous a permis de peaufiner la communication et surtout ça nous a encouragé», explique Audrey. Une légitimité pour demander un emprunt bancaire, une façon de tester son concept auprès d'un premier public, une façon de boucler le budget, le crowdfunding peut intervenir à chaque moment du montage d'un projet. Cette économie douce commence à essaimer. Ainsi, La Ruche qui dit oui, qui met en relation agriculteurs locaux et Parisiens, s'adonne depuis peu au financement participatif. En s'associant avec kisskissbankbank, elle a aidé un agriculteur des Yvelines à financer une conditionneuse à yaourts pour 8.000 euros. «Ça nous a permis de voir à quel point les gens sont prêts à investir, souligne Guilhem Chéron, son cofondateur, mais on pense se diriger vers du microcrédit.»

Oihana Gabriel
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