Réseaux sociaux: Seul un tiers des cadres les jugent efficaces pour trouver un emploi

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Publié le 16 novembre 2012.

TRAVAIL – Ils préfèrent les outils traditionnels comme les jobboards et CVthèques, selon l’Apec...

Une première. Alors que les réseaux sociaux prennent une part croissante dans la recherche d’emploi des candidats, une étude de l’Apec a sondé 1.600 cadres par questionnaire électronique en avril pour qu’ils jugent de leur efficacité. Sans surprise, si 53% sont inscrits sur au moins un réseau social (28% sur deux ou plus) le taux grimpe à 77% chez les moins de 30 ans, contre 39% pour les 50 ans et plus. Le lien entre recherche de mobilité et inscription sur les réseaux est également étroit. Seuls 45% des cadres n’ayant pas l’intention de changer d’entreprise sont présents, contre 69% pour ceux étant en recherche active.

>> Trouver un job grâce aux réseaux sociaux: 5 erreurs à ne pas commettre

5% des cols blancs embauchés directement depuis 2008

Jugés utiles à 58% pour prospecter, 75% chez les cadres inscrits et 33% pour les non-inscrits, les cols blancs estiment «les outils classiques (jobboards, CVthèques…) davantage utiles que les réseaux sociaux professionnels», pointe l’enquête. Au final, ils ne sont que 36% à les considérer vraiment efficaces pour décrocher un poste. Depuis 2008, seuls 5% des cadres ont ainsi été embauchés directement via les réseaux sociaux.

Car en fait les cadres utilisent avant tous ces réseaux pour entretenir des contacts professionnels existants (42%), nouer de nouveaux contacts et publier leur CV (39%), être référencé sur Internet (27%) ou encore consulter les offres d’emploi (20%). Mais l’un d’entre eux joue un rôle plus ambigu que les autres: Facebook. Bien que 58% des personnes interrogées y ont un compte, 90% affirment avoir un usage purement privé du site. «Les difficultés liées à la confidentialité, la nécessité de séparer vie professionnelle et vie personnelle ou les fonctionnalités à dimension intimiste de ce réseau social sont autant de raisons avancées par les cadres interrogés pour justifier un usage purement personnel, analyse l’Apec. Et pourtant, ils sont «très nombreux à inclure des collègues parmi leurs contacts ou à publier sur ce réseau des informations d’ordre professionnel (nom de leur entreprise, fonction occupée…)».

M.B.
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