Le site français Viadeo, deuxième réseau social mondial pour l'emploi
Le site français Viadeo, deuxième réseau social mondial pour l'emploi - LOU WEE/SIPA

M.B.

Une première. Alors que les réseaux sociaux prennent une part croissante dans la recherche d’emploi des candidats, une étude de l’Apec a sondé 1.600 cadres par questionnaire électronique en avril pour qu’ils jugent de leur efficacité. Sans surprise, si 53% sont inscrits sur au moins un réseau social (28% sur deux ou plus) le taux grimpe à 77% chez les moins de 30 ans, contre 39% pour les 50 ans et plus. Le lien entre recherche de mobilité et inscription sur les réseaux est également étroit. Seuls 45% des cadres n’ayant pas l’intention de changer d’entreprise sont présents, contre 69% pour ceux étant en recherche active.

>> Trouver un job grâce aux réseaux sociaux: 5 erreurs à ne pas commettre

5% des cols blancs embauchés directement depuis 2008

Jugés utiles à 58% pour prospecter, 75% chez les cadres inscrits et 33% pour les non-inscrits, les cols blancs estiment «les outils classiques (jobboards, CVthèques…) davantage utiles que les réseaux sociaux professionnels», pointe l’enquête. Au final, ils ne sont que 36% à les considérer vraiment efficaces pour décrocher un poste. Depuis 2008, seuls 5% des cadres ont ainsi été embauchés directement via les réseaux sociaux.

Car en fait les cadres utilisent avant tous ces réseaux pour entretenir des contacts professionnels existants (42%), nouer de nouveaux contacts et publier leur CV (39%), être référencé sur Internet (27%) ou encore consulter les offres d’emploi (20%). Mais l’un d’entre eux joue un rôle plus ambigu que les autres: Facebook. Bien que 58% des personnes interrogées y ont un compte, 90% affirment avoir un usage purement privé du site. «Les difficultés liées à la confidentialité, la nécessité de séparer vie professionnelle et vie personnelle ou les fonctionnalités à dimension intimiste de ce réseau social sont autant de raisons avancées par les cadres interrogés pour justifier un usage purement personnel, analyse l’Apec. Et pourtant, ils sont «très nombreux à inclure des collègues parmi leurs contacts ou à publier sur ce réseau des informations d’ordre professionnel (nom de leur entreprise, fonction occupée…)».