Michel Rocard, le 27 août 2012.
Michel Rocard, le 27 août 2012. - BALTEL/SIPA

C.P. avec Reuters

Critiqué pour son manque d'ampleur ou de visibilité; le pacte de compétitivitié du gouvernement vient de recevoir un précieux soutien.Dans une interview publiée par «Le Monde» dans son édition de dimanche-lundi, l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard salue un pacte à la fois audacieux et adapté au contexte de crise

«L'une des plus grosses frappes conjoncturelles» depuis des décennies

«Il y aura des gens pour dire que l'effort fiscal de 20 milliards d'euros n'est pas suffisant et qu'il aurait fallu 50 ou 60 milliards d'euros, comme en Allemagne et aux Pays-Bas. Mais la vingtaine, c'est probablement le maximum possible aujourd'hui», dit-il

«C'est l'une des plus grosses frappes conjoncturelles des gouvernements de la République française qu'on ait vu faire depuis des décennies. C'est à la fois courageux et pertinent», a-t-il ajouté.

Michel Rocard déplore que les entreprises et les patrons se soient sentis ces six derniers mois «les boucs émissaires» de la nouvelle majorité, coupable à ses yeux d'avoir minimisé l'ampleur de la crise.

«Dans la crise actuelle, nous n'avons qu'un seul instrument de défense, notre appareil productif», a-t-il souligné.

«M. (Louis) Gallois le dit, je l'avais dit aussi à ma manière : il faut d'urgence signaler au monde de l'entreprise qu'on sait qu'il est là, qu'on veut qu'il tienne le coup et qu'on va l'y aider. Ce signal a été donné cette semaine. Il était temps »