Marine Le Pen, l'autre championne du «made in France»

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Publié le 10 novembre 2012.

INDUSTRIE - La présidente du Front National a estimé que l'argent public devait servir à acheter français à l'occasion de l'ouverture du salon du «made in France» samedi à Paris...

Arnaud Montebourg n'a pas le monopole de la défense du «made in France». La présidente du Front national a tenu à le rappeler samedi en visitant le remier salon grand public dédié aux produits fabriqués à 100% dans l'Hexagone, porte de Champerret à Paris.

Des prothèses thaïlandaise payées par la Sécu

«Les scooters taïwanais de la Poste, les brodequins de l'armée fabriqués en Tunisie... Evidemment, cela choque les Français qu'avec leur argent durement gagné, on ne soutienne pas l'activité économique française», a souligné Marine Le Pen à son arrivée au premier salon «Made in France».

«C'est bien beau de faire du "Made in France" une cause nationale, mais il faut (...) prendre des décisions en ce qui concerne le libre-échange que subissent» les entreprises françaises, a poursuivi la présidente du FN, qui s'est arrêtée pendant un peu plus d'une heure devant quelques stands d'entreprises fabriquant des produits réalisés en France, en profitant pour faire quelques emplettes.

«Voilà un exemple flagrant d'un système où notre argent public, via la Sécurité sociale, finance en réalité des économies étrangères au détriment de notre économie française», s'est indignée également Marine Le Pen devant un représentant de l'industrie des prothèses dentaires, qui s'inquiétait des importations dans ce domaine en provenance d'Asie notamment.

«Il est absolument insensé que l'argent de la sécurité sociale serve à payer les prothèses qui viennent de Thaïlande», a-t-elle lancé.

Selon elle, «si l'argent public de l'Etat, des collectivités territoriales, des grandes entreprises nationales sert à soutenir l'emploi et l'activité française, déjà on aura gagné une partie du combat».

Offensive contre «l'Union soviétique européenne»

«Est-ce que l'Union soviétique européenne va nous autoriser à développer et à faire la promotion du "made in France". Rien n'est moins sûr. Parce que ça va exactement à l'encontre des règles ultra-libérales qui sont les leurs», a accusé Marine Le Pen, en exprimant son scepticisme vis-à-vis des propos du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Le ministre avait assuré que la «troisième révolution industrielle» passerait par le «Made In France», en inaugurant vendredi le salon.

«Il faut aller aux actes. Et M. Montebourg n'ira pas aux actes pour une raison simple, c'est qu'il ne se confrontera pas avec l'UE auquel le gouvernement est soumis», a-t-elle accusé.

C.P. avec AFP
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