Salariés au Conseil d'administration des entreprises: Vers une cogestion Made in Fance

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Publié le 9 novembre 2012.

SOCIAL - Au moins deux représentants des salariés vont pouvoir siéger comme membres délibérants au conseil d’administration ou de surveillance des grandes entreprises...

Une petite révolution. La cogestion allemande, cette culture du consensus qui associe les salariés aux grandes décisions des entreprises, pilier de la compétitivité outre-Rhin, va bientôt voir le jour en France. Parmi les 35 décisions du pacte pour la croissance présenté mardi, la numéro 13 va permettre à au moins deux représentants des salariés, contre quatre proposé dans le rapport de Louis Gallois, de siéger comme membres délibérants au conseil d’administration ou de surveillance des grandes entreprises. Jusqu’ici, seuls les représentants des salariés actionnaires ont un tel pouvoir à l’instar des élus salariés de certains groupes (France Telecom, Arcelor…). Sinon les représentants des comités d’entreprises n’ont qu’une voix consultative.

Négocier par les partenaires sociaux, les modalités seront formalisées dans le projet de loi sur la gouvernance d'entreprise qui verra le jour début 2013. Cette évolution est accueillie favorablement par les syndicats et le patronat. Mais pour Laurence Parisot, patronne du Medef, les premiers doivent évoluer «sur le modèle du syndicalisme allemand, c'est-à-dire dans une logique vraiment réformiste».

Dans un entretien accordé à Challenges, le patron d'Air France, Alexandre de Juniac se dit d'accord avec l'évolution proposé par le gouvernement : «Il faut créer une dynamique : cela ne sera possible que si l'on surmonte les défiances entre les partenaires sociaux et sic hacun renonce à des postures dépassées. Chacun doit reconnaître la responsabilité et la légitimité de l'autre : c'est le moyen d'élever le niveau d'intelligence collective». Et va même plus loin : «Pour avoir pratiqué, avant Air France, le conseil de Thales avec trois représentants des syndicats, je trouve depuis longtemps que c’est une bonne manière de faire partager la problématique des entreprises. J’irai dans le même sens que le rapport Gallois sur un point délicat : la présence de représentants salariés au comité des rémunérations. Mon expérience à Thales montre que c’était un élément de modération.»

M.B.
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