Le ministère de l’économie, des finances et du commerce extérieur rue de Bercy dans le 12e arrondissement à Paris.
Le ministère de l’économie, des finances et du commerce extérieur rue de Bercy dans le 12e arrondissement à Paris. - A. GELEBART / 20 MINUTES

BUDGET Déjà 312 millions d’euros depuis le début de l’année...

A l’heure où les caisses de l’Etat son vides, c’est une cagnotte qui tombe à pic. Selon les informations du Parisien publiées samedi, la toute jeune Agence de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc), chargée depuis 2010 de récupérer les biens acquis frauduleusement, évalue à 812 millions d’euros «la valeur des biens dont elle a la charge». Et ces derniers peuvent vendus à la demande d’un juge avant ou après le jugement. L’argent récolté est alors placé sur un compte de la Caisse des dépôts et consignations qui appartient à l’Agrasc. Ainsi les frais de stockage diminuent et s’il est innocenté l’ancien propriétaire peut récupérer «le produit d’une vente qui n’a pas subi de décote», explique le quotidien. En 2011, 13 millions d’euros ont été rendus à leurs propriétaires. Par contre si le suspect est déclaré coupable, le produit de la vente des biens du condamné est reversé aux adminsitrations publiques. Depuis le début de l’année, la somme atteint 312 millions d’euros.

20 nouvelles affaires par jour

Chaque jour, l’Agrasc, composée de 18 salariés (policiers, gendarmes, juges) et dirigée par la magistrate Elisabeth Pelsez, est saisie d’une vingtaine d’affaires supplémentaires et son compte à la Caisse des dépôts gonfle de 280.000 euros supplémentaires. En deux ans, cette agence, placée sous la tutelle du ministère de la Justice et des Finances, est intervenue sur plus de 15.000 cas. Parmi les plus célèbres, on retrouve les contrats d’assurance-vie de François-Marie Banier, l’ancien ami de Liliane Bettencourt, dont l’un d’une valeur de 75 millions d’euros a été saisi par l’Agrasc ; l’hôtel particulier, à Paris, d’une valeur de 150 millions d’euros, du fils du président de Guinée-Equatoriale saisi dans le cadre de l’instruction sur les «biens mal acquis» ; ou encore le yacht, estimé à quatre millions d’euros, de Ziad Takieddine, mis en examen pour «blanchiment d’argent» et «complicité et recel d’abus de biens sociaux» dans le cadre de l’affaire Karachi.

Mots-clés :