Le ministère de l’économie, des finances et du commerce extérieur rue de Bercy dans le 12e arrondissement à Paris.
Le ministère de l’économie, des finances et du commerce extérieur rue de Bercy dans le 12e arrondissement à Paris. - A. GELEBART / 20 MINUTES

FISCALITE –Les impôts ont augmenté de 65 milliards d’euros depuis 2011...

Du jamais vu. Le taux de prélèvements obligatoires, c'est-à-dire le rapport entre les impôts et cotisations sociales effectives payés par les ménages et les entreprises et reçus par les administrations publiques (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) par rapport au PIB, va atteindre 46,3% l’an prochain, contre 44,9 % en 2012 et 43,9% en 2011 soit 876,3 milliards d’euros, d’après les données du rapport sur les prélèvements obligatoires, diffusé en marge du budget 2013. Le record atteint en 2000, avec un taux de 44,2%, sera donc bien enfoncé.

La raison de cette hausse de 2,4 points en trois ans: 65 milliards de hausses d’impôts décrétées par les gouvernements Fillon et Ayrault, dont 28 milliards d’euros rien que pour 2013. Pour mémoire, en 1960, le taux de prélèvement obligatoire, selon l’Insee, ne représentait que 30,6% du PIB. «L’évolution des prélèvements obligatoires (PO) depuis le début des années 1970 se décompose en plusieurs phases. Tout d’abord, au cours des années 70 et dans la première moitié des années 80, le taux de prélèvements obligatoires a fortement augmenté, passant de 34% à 42%. Puis il s’est stabilisé à un taux proche de 42% jusqu’au début des années 90, où il a repris sa progression jusqu’en 1999. Le taux de PO s’est alors replié pour atteindre  42,1% du PIB en 2009. Enfin, depuis 2010, le taux de PO connaît une nouvelle phase d’augmentation», analyse le document.

Au jeu des comparaisons, la France -ce n’est plus une surprise- se situe dans le peloton des têtes des pays qui prélèvent le plus d’impôts. La moyenne était de 33,8% en 2009 pour les Etats membres de l’OCDE. Des niveaux qui augmentent depuis 2010 avec la crise.

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