Marché de l'automobile: L'Europe en sens inverse sur la route de la croissance

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Publié le 20 septembre 2012.

AUTOMOBILE - Le marché est en hausse, mais de manière trompeuse pour l’Europe qui est la seule zone à reculer en 2012...

Surprise, à quelques jours de l’ouverture du mondial on de l’automobile (le 29 septembre prochain), la croissance de la production mondiale de l’automobile est annoncée en hausse de 6,5% en 2012, selon une étude menée par le cabinet PwC et publiée ce jeudi.

L’Europe en marche arrière

Les récents épisodes PSA Peugeot Citroën – notamment à Aulnay avec la suppression des trois lignes de développement - confirment que l’Europe est toutefois le seul marché en recul cette année avec une baisse de production de 900.000 véhicules entre 2011 et 2012. Il devrait toutefois se rattraper en 2013-2014, grâce au «renouvellement des véhicules achetés massivement en 2009 sous l’impulsion des aides gouvernementales», explique PwC. A ce jour, les marchés italiens et espagnols notamment ont tiré l’Europe vers le bas. En France, moins de 2 millions de véhicules seront produits en 2012, sous sa moyenne des dernières années (plus de deux millions annuels).

Les pays émergents – les Brics et notamment la Chine – confirment après 2011 qu’ils ont pris l’ascendant pour la construction de véhicules. En Chine, les ventes de véhicules ont décuplé en dix ans.

Un avenir brillant

A l’horizon 2018, la prévision est de 108 millions de véhicules légers produits dans l’année, soit une croissance de 5,6% annuels, portée à 83% par les pays émergents, dont 40,4% pour la seule Chine. Pour PwC, ce pays a d’ailleurs «de belles perspectives de développement» avec un taux d’équipement actuel de 47 véhicules pour 1.000 habitants, contre 814 pour 1.000 aux Etats-Unis par exemple.

De même, PwC voit un retour en Europe du taux moyen d’utilisation des usines de 78% dès 2014. Les lignes de développement des constructeurs devraient repartir à la hausse, faisant fi de la fermeture d’usine. Selon PwC, la capacité des constructeurs, transférée d’une usine à l’autre si nécessaire, repartira l’an prochain à la hausse. Notamment guidée par les promesses des BMW, Hyundai et Volkswagen. Des prévisions bien plus optimistes que celles du CCFA.

Le top 15 des constructeurs toujours sans Chinois…

… mais pour combien de temps encore? Les plus gros constructeurs mondiaux (Renault-Nissan est 4e, PSA 9e) n’intègrent pour l’heure aucun chinois et le statu quo devrait tenir jusqu’en 2018. Et pour se maintenir face à la crise, des changements sont désormais obligatoires pour eux.

A ce jour, les constructeurs qui s’en sortent largement sont ceux qui «produisent principalement des véhicules sur les marchés de niche», précise le cabinet. Il s’agit notamment de 4x4 urbains et de modèles premium (Audi A8 par exemple). 

C’est d’ailleurs l’une des stratégies à suivre pour les constructeurs afin de défier la crise: produire davantage de véhicule de niche, comme le haut de gamme justement mais également le low-cost. De même, la conclusion d’alliances, l’élargissement des capacités sur les marchés émergents et la R&D, notamment afin de répondre aux exigences environnementales qui pèsent sur les coûts.

Les constructeurs n’en oublient pas les clients, leurs acheteurs, en adaptant – encore des coûts – leur outil de production afin de répondre aux exigences de consommation. Quitte comme le confie PwC, à mutualiser les achats entre constructeurs sur les parties non visibles des véhicules. Un moyen pour les Européens, de réduire les dépenses et de repartir dans le bon sens.

Bertrand de Volontat
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