Les recruteurs et leurs clients avancent à tâtons sur le marché de l’emploi, qui n’offre aucune visibilité sur la fin de l’année 2012 et le début 2013. Pourtant, certaines entreprises n’hésitent pas à annoncer des chiffres de projets d’embauches consistants et précis. Quelles sont ces boîtes qui recrutent?
Près de 200.000 recrutements l’an prochain
Cent-quarante entreprises ont accepté de répondre, les autres mettant en avant une conjoncture trop complexe. Le total de recrutements projetés est de 170.000 (soit 1.214 par firme en moyenne), soit 26.000 de moins que les projections de 2012. Un nombre toutefois très encourageant.
Et McDonald’s, pour la quatrième année d’affilée, truste la première place avec 44.100 recrutements prévus l’an prochain, après 41.400 cette année. Au menu notamment, 29.400 CDI et 3.000 créations de poste au sein des 1.228 restaurants.
En deuxième position, son homologue de la restauration rapide, Quick, qui recrutera 11.500 personnes en 2013, légèrement plus que cette année. La SNCF est troisième avec 9.000 embauches prévues, sur son réseau maintenance, ingénierie et service commercial.
Plans sociaux ne riment pas avec recrutement zéro
Les grandes entreprises comme EDF, Vinci (6.000 CDI annoncés) et Groupe Galeries Lafayette (3.860 CDI), ne craignent pas l’année 2013. Tout comme les groupes plongés au cœur de plans sociaux (Alcatel-Lucent), qui entendent toutefois recruter en CDI dans d’autres branches d’activités.
Du côté des banques souhaitant s’exprimer –la Société générale a décliné l’invitation du quotidien– BNP Paribas recrutera 1.500 personnes, contre 4.000 chacune pour le Crédit agricole et BPCE. Il y a un besoin en «nouveaux talents», comme le confirment Carrefour et ses 5.000 embauches annuelles.
Reste à voir si les entreprises qui se sont exprimées pourront tenir leurs engagements. Tout dépendra à nouveau des décisions des politiques prises pour l’économie au niveau européen.