Grèce: Nouvelles manifestations contre la rigueur

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Publié le 12 septembre 2012.

CRISE - Plus de 2,000 Grecs ont manifesté mercredi à Athènes pour protester contre les nouveaux efforts demandés...

Maires et employés municipaux, instituteurs et médecins: plus de 2,000 Grecs ont manifesté mercredi à Athènes pour protester contre les nouvelles économies prévues dans leurs secteurs par un plan négocié avec l'UE et le FMI.

Le plus gros cortège était celui des municipalités, se plaignant d'une réduction des subventions publiques s'élevant, selon Christos Kortzidis le maire d'Hellenikon (banlieue d'Athènes) "à plus de 65% depuis 2009".

Les mairies qui assument de nombreuses prestations sociales se retrouvent ainsi "au bord de la cessation de paiement", a-t-il affirmé à l'AFP. Les services municipaux doivent rester fermés jeudi.

"Il n'y a plus de budget pour nous payer", se plaint Irini Kontou, 41 ans, puéricultrice, qui a déjà vu son salaire réduit de 40% au fil des deux plans d'austérité imposés au pays surendetté.

La réduction du financement des collectivités locales est l'une des mesures actuellement discutées entre Athènes et la troïka représentant ses bailleurs de fonds pour atteindre l'objectif de 11,5 milliards d'économies budgétaires en 2013 et 2014.

Les médecins, dont les salaires sont menacés de nouvelles réductions et les patients de manque de soin, et les enseignants dénonçant la grande misère de l'éducation publique, ont aussi battu le pavé pour dénoncer le nouveau tour de vis.

La grève de 24 heures annoncée dans les écoles primaires, le jour même de la rentrée, semblait toutefois peu suivie, tandis que l'activité de grands hôpitaux du centre-ville était normale.

Le ministre de l'Education, Constantin Arvanitopoulos, a reconnu que ni les moyens ni les salaires n'étaient "à la hauteur de la mission", mais a jugé qu'il relevait du "devoir national" des enseignants de faire avec.

"Ca devient un peu obsolète ces grèves, il faudrait trouver un autre moyen de réagir", soupirait au départ du défilé Eva, 36 ans, professeure en arts plastiques, au salaire passé de 1.200 à 900 euros.

"Ils nous poussent vers l'extrême-pauvreté" proclamait une banderole, "Santé gratuite pour tous" pouvait-on lire sur une autre.

Après les policiers, pompiers et garde-côtes, des militaires doivent aussi manifester dans l'après-midi, en dépit de l'interdiction de principe d'activité syndicale dans leur corps.

Avec AFP
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