PSA: François Hollande promet de toute faire pour limiter la casse

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Publié le 11 septembre 2012.

EMPLOI - Le rapport commandé par Bercy se montre très critique envers PSA...

Alors que le rapport Sartorius du gouvernement, rendu ce mardi, critique le plan social de PSA Peugeot Citroën, mais le juge inévitable, François Hollande reprend la main sur le dossier et a promis à une délégation de syndicalistes de PSA qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour limiter les suppressions de postes dans le groupe automobile en cours de restructuration. Le rapport met clairement en cause la politique d'investissement et de rachat d'actions menée par le groupe. Pour limiter la casse, Arnaud Montebourg qui s'est s'exprimé en milieu de journée devant les syndicats, a proposé une négociation tripartite entre l'Etat, les représentants des salariés et la direction du constructeur. Une proposition qui remet  bien l'Etat au centre du jeu. Une surprise après l'intervention du chef de l'Etat, dimanche sur Tf1, qui appelait les partenaires sociaux «à trouver des compromis» pour réduire les conséquences du plan.(Voir la vidéo à partir de six minutes)

 

Lors de son allocution du 14 juillet, il l'avait pourtant déclaré inacceptable. (Voir la vidéo à partir de six minutes).

Le rapport Sartorius intervient après l'annonce par le premier constructeur automobile français, en juillet, de 8.000 nouvelles suppressions d'emplois et de la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois(Seine-saint-Denis) en 2014.

>> Le rapport Sartorius a télécharger ici en Pdf

PSA doit d'urgence redresser sa situation

Sartorius demande un «dialogue exemplaire» pour limiter la casse sociale mais critique d'ores et déjà le choix rapide et le manque de dialogue. Il «regrette un manque de réflexion d'ensemble» sur l'avenir des sites. PSA doit d'urgence «redresser sa situation», en poursuivant son développement et en restaurant sa compétitivité, selon un rapport demandé par le gouvernement et publié mardi.

A l'issue de cet examen, il ressort que PSA se trouve aujourd'hui dans une situation difficile qui résulte « la fois de raisons conjoncturelles et structurelles» peut-on lire dans ce rapport rédigé par Emmanuel Sartorius, ingénieur des Mines et expert du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies.

La priorité du plan présenté par la direction ne peut pas viser uniquement à réduire les pertes en taillant dans les dépenses, ajoute le document, qui déplore que la fermeture d'Aulnay-sous-Bois (Seine-saint-Denis) ait été décidée sans réflexion d'ensemble sur les sites industriels du groupe.

Choix douloureux pour la France

Le rapport regrette enfin que l'usine d'Aulnay ait été choisi au profit de celle de Madrid, évoquant «un choix douloureux pour la France». Selon une source syndicale, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg prévient que la méthode utilisée par le gouvernement pour PSA serait la même que pour ArcelorMittal.

Désormais, les représentants des salariés espèrent limiter la casse du plan social, la CGT maintenant son refus de toute suppression de postes.

C.P, B.de V. et M.B.
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