Doux: Sept sites sont partiellement sauvés

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Publié le 10 septembre 2012.

JUSTICE - Le tribunal de commerce de Quimper a validé lundi les offres de reprises partielles de cinq sites du groupe Doux...

Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a validé lundi les offres de reprises partielles de sept sites sur les dix du pôle frais du groupe volailler français Doux.

Un millier d'emplois étaient menacés sur 1.700

Le tribunal de commerce a retenu les offres du groupe LDC (poulets de Loué) concernant les sites de Sérent (Morbihan) et Laval (Mayenne), celle de Glon Sanders, une filiale du groupe financier agro-alimentaire Sofiprotéol, et Duc pour les sites de Boynes (Loiret), Amilly (Loiret), Clémont (Cher) et Blancafort (Cher), et l'offre de Galina concernant le site de Pleucadeuc (Morbihan). Trois autres sites ne bénéficiaient pas d'offres de reprise: Graincourt (Pas-de-Calais), La Vraie-Croix (Morbihan), et Le Pontet (Vaucluse).

Ces sites ont été placés en liquidation judiciaire le 1er août, avec poursuite de l'activité jusqu'à ce lundi. Les juges avaient jusqu'à ce jour pour rendre leur jugement. Cinq offres de reprise partielle de Doux frais, en liquidation judiciaire, avaient été déposées le 10 août, menaçant plus d'un millier d'emplois sur 1.700. Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, et le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avaient reçus dès le 23 août les candidats à la reprise pour tenter d’«améliorer les offres qui ont été déposées».

Réaction des syndicats

La CFDT déplore une «casse sociale». La CGT, qui avait déposé avec FO un recours devant la cour d'appel de Rennes contestant la mise en liquidation du pôle frais, demandait la poursuite de son activité au-delà du 10 septembre. La période d'observation pour les branches poulets congelés destinés à l'export et produits élaborés, dont les activités se poursuivent sous l'égide de Charles Doux et de la banque Barclays, entrée dans le capital du volailler, doit quant à elle se poursuivre jusqu'au 30 novembre.

L'intersyndicale de Doux rencontrera le ministre délégué à l'agroalimentaire Guillaume Garot mardi matin à la préfecture de Rennes. Le groupe Doux, qui emploie au total 4.190 salariés, y compris les pôles congelés et produits transformés, devrait donc se survivre à lui-même, au grand dam de Sofiprotéol, qui a tenté avec la FNSEA, principal syndicat agricole, de présenter une solution alternative refusée par le tribunal de commerce.

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