Les demandes de dérogation pour inscrire son enfant en 6ème hors de son secteur sont en hausse par rapport à 2007, surtout dans les grandes agglomérations, les collèges de centre-ville étant les plus prisés, selon des éléments de certaines académies recueillis par les bureaux de l'AFP.
Les demandes de dérogation pour inscrire son enfant en 6ème hors de son secteur sont en hausse par rapport à 2007, surtout dans les grandes agglomérations, les collèges de centre-ville étant les plus prisés, selon des éléments de certaines académies recueillis par les bureaux de l'AFP. - Jeff Pachoud AFP/Archives

Une journée pour «refuser l'échec scolaire». C'est l'idée de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev). Nous vous avons demandé ce que vous en pensiez:

La plupart des commentaires ironisent sur cet événement. Une journée contre l'échec scolaire «et toute une vie pour trouver un boulot» lance par exemple Encoreunemauvaise. ShadowsOfDoubt y va lui aussi de sa blague: «La journée en question sera très certainement une journée de grève, j'imagine!» Plus sérieusement, Dany lance, «c'est pas avec une journée qu'on va rattraper l'échec scolaire. En tous cas, ça ne commence pas par diminuer les heures de cours chaque année en comptant sur le travail personnel à la maison.»

D'autres préfèrent relativiser com Jaolee: «A l'époque où j'étudiais j'ai vu des rétrogradations de classe tellement certainS n'avaient pas le niveau», dit-il. Et Damlam d'ajouter, «on peut dire ce qu'on veut pour expliquer l'échec scolaire, que ça soit au début ou à la fin des études, on peut parler de classes surchargées, de profs pas au niveau, de ZEP, ou toutes autres choses, mais quand la motivation est là et qu'elle trouve une personne réceptive en face, l'échec peut être évité».

Et le mot de la fin va à ZIP: «C'est durant 18 ans qu'il faut lutter contre l'échec scolaire, avec une attention toujours soutenue: du bon sens, de l'autorité et de l'amour pour ses enfants...»

De son côté, l'Afev, qui organisait pour la première fois cette manifestation nationale ce mercredi, en partenariat avec le cabinet d'études Trajectoires-Reflex et France 5-Curiosphère, est partie de ce constat: «Chaque année, 15% d'élèves entrent en 6e avec de grandes difficultés. Et 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans qualification».

Une après-midi de débats a ainsi été organisée à la Bellevilloise à Paris (20e) sur le thème «Les familles et l'école» et en présence du parrain de cette première édition, Gabriel Cohn-Bendit, militant de l'éducation alternative et frère du député européen Daniel. Parmi les pistes proposées, figurent la construction dans l'école d'«un espace dédié aux familles», qui soit aussi «un lieu de travail en commun avec les enseignants». Objectif: «Résorber le fossé culturel qui s'est créé entre les milieux populaires et défavorisés et le monde de l'école». «Lier des actions de formation pour des adultes qui ne maîtrisent pas les compétences de base avec l'entrée en scolarité de leurs enfants», a été une piste avancée par l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, qui veut renforcer l'«estime de soi» de ces adultes.

Et vous, qu'en pensez-vous? Que proposeriez-vous pour lutter contre l'échec scolaire? Y êtes-vous confronté? Faites-nous part de vos témoignages ci-dessous...

Compréhension Plus d'un élève en difficulté scolaire sur cinq, à l'école élémentaire ou au collège, ne comprend pas ce qu'on lui demande de faire à l'école, selon un baromètre réalisé par le cabinet d'études «Trajectoires-réflex» pour l'Afev (étudiants bénévoles), publié ce mercredi.

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