«Musiques en fête»: Dans les coulisses du théâtre d'Orange, un ballet impressionnant

SPECTACLE L’émission « Musiques en fête », diffusée ce lundi à 20h55 sur France 3, demande une organisation minutieuse pour éviter tout incident pendant le direct…

Claire Barrois

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Le présentateur Cyril Féraud accompagné par un assistant réalisateur au moment de son arrivée sur scène en répétition

Le présentateur Cyril Féraud accompagné par un assistant réalisateur au moment de son arrivée sur scène en répétition — C. Barrois / 20 Minutes

L’émission préférée des Français en 2014 (devant Intouchables, tout de même), revient ce lundi soir à 20h55 sur France 3. Sur la scène de Musiques en fête, plus de 200 artistes - chœur d’enfants, bagad, orchestre ou encore grands solistes - se succèdent, mais, pour donner vie à un spectacle diffusé en direct à la télévision, ils sont également nombreux à œuvrer dans l’ombre.

  • Un an avant, le compte à rebours est lancé

« Musiques en fête, c’est une production en continu, assure Sylvain Plantard, le producteur de l’émission. Le travail de casting commence dès le lendemain du spectacle. Ensuite, on fait un travail d’assemblage des voix pour croiser les générations, les registres. » Car, pour que la soirée soit rythmée, il faut mélanger les styles de musique et apporter, chaque année, une petite nouveauté.

Une fois les premières idées lancées et les premiers artistes contactés, Pierre Aouidad prend le relais. Le directeur de production négocie la partie financière du spectacle. « Le producteur a une idée, il travaille sur la partie artistique, et je trouve les bons prestataires au bon prix », explique-t-il. Et il y en a des choses à gérer : rien que pour le décor, sept semi-remorques de matériel viennent des quatre coins de la France.

  • Trois jours avant, le grand débarquement à Orange

Créés en amont, les costumes sont cousus par les couturières à partir des mensurations que les chanteurs leur ont envoyées. Les couturières arrivent trois jours avant le grand soir au théâtre antique et profitent des répétitions pour faire les essayages et les ajustements indispensables. Dans le théâtre, tout le monde s’affaire : il faut monter les écrans (ou du moins tenter quand le mistral fait des siennes), régler les micros, les retours pour les musiciens, les déplacements de chacun.

Sur le planning, chacun a droit à 15 minutes de répétition, pas une de plus. L’animateur de France 3, Cyril Féraud sur scène, et Alain Duault, l’animateur de Radio Classique, en voix off ont, quant à eux, une heure pour caler leurs interventions et vérifier que leurs retours micro, leurs oreillettes et le prompteur fonctionnent correctement. A 23 h, tout le monde plie bagage.

  • Le jour J, tout le monde à sa place

Le soir du concert n’est qu’une énorme course contre la montre. A 17h, l’équipe de maquilleurs s’occupe des premiers artistes. Viennent ensuite le tour des costumières et des coiffeurs. « Nous avons également six personnes qui sont entièrement dédiées au fait d’aller chercher les artistes pour les amener jusqu’à la scène, raconte Sylvain Plantard. L’énorme stress a lieu derrière. » Ce que confirme Florian Sempey. « On vient nous chercher dix minutes avant notre heure de passage, explique le baryton. Les équipes sont très organisées, ce qui leur permet de garder le rythme sans nous stresser. »

Une fois arrivé près de la scène, il faut encore se faire poser le micro à la limite des cheveux et du visage, se faire faire des dernières retouches pour le maquillage et… un dernier briefing : « Au tout dernier moment, un assistant-réalisateur rappelle une dernière fois à l’artiste ses déplacements, lui rappelle de féliciter son copain qui sort de scène et le lance dans l’arène, plaisante Emilie Bontemps, la productrice artistique. Quand la régie, en coulisses, a eu le signal qui lui confirme que tout le monde est prêt, elle allume le "rouge chef", une lumière qui indique au chef d’orchestre qu’il peut lancer l’orchestre. » Et à ce moment-là, c’est sur scène que tout se joue.