- Images Distribution/NEWSCOM/SIPA

C. La.

 «La rébellion n’est pas à la mode», affirmait Philippe Manœuvre dans une interview au Parisien du 8 juillet dernier. Cinquante ans après le premier concert des Rolling Stones, le constat peut faire mal. Et même Mick Jagger, anobli par la reine d’Angleterre en 2003, revient  sur les douces lignes du politiquement correct.

Jim Morrison, Iggy Pop, Janis Joplin, Nina Hagen, les stars du rock sont pourtant les apôtres légendaires de la transgression. Contestation politique, refus des normes, vie débridée, provoc’… La révolte et la musique semblaient, dans les années 60, indissociables. Le rock des années 2000 est-il devenu docile?

De Joey Starr, qui confie lui-même ne pas aimer «les règles mais être obligé de faire avec», aux Pussy Riot, groupe de punk-rock russe, dont la chanteuse est actuellement emprisonnée pour avoir chanté un morceau anti-Poutine, les empêcheurs de tourner en rond pourraient avoir changé de forme mais subsister. Où se cachent les nouveaux rebelles de la musique?

>> Selon vous, la musique est-elle encore rebelle? Qui sont les mauvais garçons et les filles indomptables de la scène actuelle? Comment s’exprime la désobéissance musicale en 2012?

Nous attendons vos réactions dans les commentaires ou en nous écrivant à reporter-mobile@20minutes.fr