L'humoriste et acteur français Stéphane Guillon lors de la 4e édition du Festival «Paris fais sa Comédie» le 29 mars 2010.
L'humoriste et acteur français Stéphane Guillon lors de la 4e édition du Festival «Paris fais sa Comédie» le 29 mars 2010. - BALTEL/SIPA

A.L

Dernière info (16h44): Stéphane Guillon vient de publier un droit de réponse sur son site Internet, dans lequel il réitère: «Les propos comme quoi j’aurais pu faire déplacer le fauteuil d’un jeune homme handicapé lors d’une représentation au théâtre de Bastia sous prétexte que cette personne aurait, par sa présence, perturbé la représentation, 'empêché les gens de rire', ou pire parce je ne voudrais pas 'voir' un handicapé, sont totalement faux et me blessent au plus haut point.»

C’était il y a plus de dix jours mais la polémique enfle. Le 26 mai lors de son spectacle à Bastia, l’humoriste Stéphane Guillon a demandé à son régisseur de déplacer sur le côté de la scène une personne handicapée en fauteuil roulant, donnant le sentiment qu’il était gêné de l’avoir dans son champ de vision.

Sur sa page Facebook, le jeune homme handicapé raconte: «Le régisseur de Stéphane Guillon arrive et dit clairement à tout le monde que nous ne pouvons pas rester là, car (...) cela va troubler l'humoriste et lui faire perdre le fil de son spectacle. Ce monsieur a alors dit que si je restais à ma place, le spectacle serait purement et simplement annulé sur décision de Stéphane Guillon lui-même.»

Stéphane Guillon «profondément peiné et désolé»

Contacté par Nice Matin, l’humoriste s’est défendu en expliquant qu’il avait «été informé à la dernière minute qu’il y avait un handicapé près de la scène» et qu’il ne voulait pas «qu’il soit mal à l’aise et que le public soit dérangé par sa présence sur un fauteuil roulant». Stéphane Guillon comptait commencer son spectacle par un sketch sur les handicapés. Interrogé par Le Parisien, l’homme victime de l’incident s’est dit «gravement déçu: c’est quelqu’un que j’aime énormément et son fameux sketch sur le handicap me fait beaucoup rire».

L’humoriste a confié au journal qu’il était «profondément peiné et désolé», qu'il «reconnaissait que la façon dont son régisseur a géré le problème est inadmissible» et assure: «Ça fait trois ans que je joue ce sketch, parfois avec deux rangs entiers d'handicapés devant. Une de mes fiertés est justement d’avoir été un des premiers, avant Intouchables, à ouvrir une fenêtre de rire sur le handicap».