Quand le premier disquaire de France décide de se rapprocher du découvreur de talent le plus populaire… L'accord, que 20Minutes révèle en exclusivité, prévoit que, chaque mois, la Fnac sélectionne un projet BD (voir encadré) et un projet musique de My Major Company et les mette en avant pour inciter les internautes à les financer.
Ligne éditoriale majeure
«Nous sommes là dans la continuité de ce que fait déjà la Fnac et la modernité, explique d'Alexandre Viros, directeur de la musique à la Fnac. On prescrit, on cautionne avec la touche d'expertise de nos vendeurs.» Plus encline à soutenir des artistes aux univers originaux, la Fnac va-t-elle soutenir les Grégoire de demain? «Nous avons à cœur de défendre notre ligne éditoriale artistique», affirme Alexandre Viros.
«On est super fiers de nos succès, mais My Major Company, ce n'est pas que Grégoire et Joyce Jonathan, explique Mickaël Goldman, cofondateur de My Major Company. Ce partenariat permettra de relayer auprès d'un plus large public certains de nos projets qui, avant, étaient cantonnés à une faible audience.» Une façon aussi d'attirer sur la plateforme de financement des artistes et des internautes qui dénigraient My Major Company. «C'est le revers de la médaille, concède Mickaël Goldman. Les plus gros succès sont nos axes principaux de médiatisation. Du coup, nous sommes surtout connus auprès d'un public mainstream.»
My Bulles company
A partir de lundi, le site My Major Company sera ouvert aux auteurs de BD. Comme pour la musique, les internautes peuvent investir sur certains projets BD développés dans des fiches. Quand les promesses de financement atteignent un certain niveau, la BD est imprimée.