Il était dans un hôtel quand une rime lui vint. Alors en pleine écriture de son second album Silence on tourne, on tourne en rond, Thomas Dutronc se précipite dans sa chambre pour noter la trouvaille. Il croise un groom qui lui demande un autographe, lui cause de son paternel. Thomas fait la conversation. De retour dans sa chambre, l'idée s'est envolée. «J'étais dégoûté, mais bon, il était sympa ce type.» Sympa. L'adjectif semble avoir été inventé pour Thomas Dutronc.
Grincheux et tyrannique? Non…
L'ex-guitariste de jazz manouche devenu star de la chanson avec son premier album revient avec de nouveaux textes et son regard malin sur les petits drames et bonheurs de la vie. «Je voulais aller plus loin tout en restant pétillant et espiègle. Tout ça ne s'est pas fait sans douleur ni prises de tête, mais je ne voudrais pas que ça s'entende.» Merci Thomas, c'est sympa. «Je suis très critique comme public, un peu comme les grincheux du “Muppet Show”. Et j'applique à moi-même ce jugement. Je voulais que cet album soit varié et cohérent à la fois…»
Alors, Thomas Dutronc a mis plus de guitares («J'en ai acheté pas mal grâce au succès du premier album») et soumis ses compositions à l'approbation de ses nombreux potes. «Je ne suis pas une chiffe molle non plus. A un moment, quand il y avait trop débat, c'est moi qui tranchais.» Oh, pas sympa Thomas? «J'aime bien rigoler mais il fallait bien le finir cet album…»
C'est vrai, parce que le public attend Thomas Dutronc, bientôt à nouveau sur la route. «En tournée, je fais corps avec les musiciens et les techniciens. On rigole vraiment. Et je crois que les gens le sentent. J'ai pas mal attiré la sympathie de tout le monde sur la tournée. Là, j'ai envie de transformer l'essai et de mûrir un petit peu.»