La partie parisienne est la 9e du genre.
La partie parisienne est la 9e du genre. - DR

Un « Sim City » post-apocalyptique sans ordi, ni manette, ni écran. La partie de Ykon Game auquel le festival francilien Mal au Pixel* nous convie est d'un genre bien particulier : « Une forme de jeu qui rematérialise nos rapports avec les autres », explique Mathieu Marguerin, directeur artistique du festival d'art numérique.
A l'origine du concept Ykon Game, il y a le collectif d'artistes finlandais Ykon, qui s'était fait connaître avec l'organisation du sommet mondial des Micronations, ces pays imaginaires que chacun peut créer dans sa chambre, son bureau ou un coin de pré. « Ils travaillent sur un terrain hybride de l'art, d'obédience participative », résume Mathieu Marguerin.

Facebook version « Mad Max »
Les joueurs, répartis en plusieurs grou­pes, sont appelés à réfléchir à un scénario post-apocalyptique : imaginez que vous vous réveillez sur une Terre gelée, tout est à reconstruire, à réinventer. Ensuite, les groupes confrontent leurs visions du futur et la « partie » commence. « Il y a un parallèle avec les jeux des réseaux sociaux type Facebook, explique Mathieu Margerin. De la négociation naît une création collective. Il y a une dimension ludique et politique. » Tout le contraire d'un bête jeu vidéo en solo en somme.Benjamin Chapon