« Strom » et la magie du Louvre

Fantastique Benoît et Emmanuelle de Saint-Chamas signent le premier volet d'une trilogie pour enfants dont l'action se passe au cœur du musée

Stéphane Leblanc

— 

Emmanuelle et Benoît de Saint-Chamas dans les vestiges du Louvre médiéval.

Emmanuelle et Benoît de Saint-Chamas dans les vestiges du Louvre médiéval. — DR

« Déjà en plein jour, le Louvre est un endroit magique. Alors la nuit, c'est encore plus fantastique, et ça libère l'imagination. » Il parle en connaisseur, Benoît de Saint-Chamas. Le Louvre, c'est ici qu'il travaille en journée, à la direction du musée. Et la nuit, c'est là qu'il retrouve parfois son épouse, Emmanuelle, une ancienne étudiante de l'Ecole du Louvre. Le lieu passionne le couple au point de lui avoir inspiré une saga fantastique « Strom », dont le premier tome, Le Collectionneur, vient de paraître chez Nathan.

La clé du « Da Vinci Code »
« L'ancien édifice royal dissimulerait une société secrète utilisant la force de l'esprit, c'est-à-dire les 90 % inexploités du cerveau humain », expliquent-ils. C'est cette partie immergée de l'iceberg cérébral qu'ils appellent le « Strom ». Ladite société secrète a son siège dans les vestiges du Louvre médiéval. Pour y accéder, il faut d'abord passer devant les sculptures de marbres de Michel Ange, qui, selon Emmanuelle, « expliquait à ses disciples que ses œuvres étaient déjà là, à l'intérieur des blocs de marbre, et qu'il se contentait d'enlever le marbre de trop ».
Rapide coup d'œil à « l'incontournable » Joconde, « ma collègue de travail », comme dit Benoît. On laisse un autre tableau de Leonardo, où serait « cachée la clé du Da Vinci Code », chuchote notre guide qui le sait « pour avoir assisté au tournage » de l'adaptation du livre de Dan Brow. On bifurque à la vue d'une énorme table de loi babylonnienne, la plus ancienne du monde. Et l'on glisse dans les sous-sols pour se retrouver dans une galerie comme il en existe sur 14 km.

Un secret derrière les portes closes
« 33 000 œuvres sont exposées ici, récite l'ancienne de l'Ecole du Louvre. Si on reste une minute devant chacune d'entre elles, la visite dure quatre mois. » « Deux ans, si l'on compte celles des réserves », corrige son mari qui prévient : « Non, il n'y a parmi elles aucune Joconde cachée ! »
En chemin, notre imagination se heurte à une porte close. « C'est là que le livre commence et que s'achève notre visite », prévient le couple, qui refuse d'en dire plus. « Allez, juste pour me faire plaisir ! », supplie une fillette qui rêve de caresser un komolk, le petit animal facétieux du livre. Rien n'y fait. Revenue à la lumière du jour, Emmanuelle de Saint-Chamas confie que c'est devant l'édifice que Benoît l'a demandée en mariage. Depuis, leurs trois enfants ont grandi. Ils ont l'âge de lire « Strom ».

Mots-clés :

Aucun mot-clé.