Sur Polanski, les politiques font profil bas

REACTIONS – Après s'être fortement mobilisés lors de son arrestation, les politiques sont beaucoup plus discrets sur sa libération...

S. C.

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 Frédéric Mitterrand à la sortie du Conseil des ministres le 16 septembre 2009.

 Frédéric Mitterrand à la sortie du Conseil des ministres le 16 septembre 2009. — JOBARD/SIPA

Faire profil bas. Après s’être fortement mobilisés lors de son arrestation, les politiques sont beaucoup plus discrets sur la libération de Roman Polanski, acceptée mercredi par la justice suisse. Seul Jack Lang a réagi, mercredi soir, qualifiant la décision de «sage et heureuse».
 
Leçon
 
La polémique suscitée par la mobilisation des politiques en faveur de Roman Polanski, fin septembre, semble avoir servi de leçon. Aujourd’hui, l’heure est à la prudence. Ainsi Frédéric Mitterrand, le ministère de la Culture et de la Communication, s’est abstenu de toute réaction, son ministère se bornant à assurer qu’il se tenait au courant de la situation. Le ministre avait pourtant été le plus prompt à soutenir le cinéaste. Mais sa prise de position lui avait coûté cher: le Front National en avait profité pour déterrer son livre La Mauvaise Vie et soulever une polémique contre le ministre, obligeant celui-ci à venir s'expliquer sur le plateau du 20h de TF1.
 
Quant aux autres qui avaient défendu la cause de Roman Polanski – le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, l’adjoint chargé de la culture à la mairie de Paris Christophe Girard et le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre – aucun n’avait encore réagi, jeudi. Le ministère des Affaires étrangères s’est simplement fendu d’une déclaration laconique. «Nous avons appris la décision du Tribunal pénal fédéral de Bellinzona de remettre en liberté conditionnelle et sous caution Roman Polanski. Il pourra ainsi retrouver les siens, en attendant que la justice suisse se prononce», a déclaré jeudi son porte-parole, Bernard Valero.