Accusé de mensonge et plagiat, Pierre Perret monte au créneau contre «Le Nouvel Observateur»

CULTURE Il porte plainte pour diffamation...

AA avec agence

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Pierre Perret le 20 novembre 2008

Pierre Perret le 20 novembre 2008 — BALTEL/SIPA

L’histoire remonte au 29 janvier 2009. Un article, publié dans «Le Nouvel Observateur», accuse Pierre Perret, connu pour sa chanson «Le Zizi», de mentir sur sa relation avec l'écrivain Paul Léautaud et de recycler les textes d'autres auteurs. Perret a décidé de porter plainte pour injures publiques et diffamation. Une plainte déposée le 26 mars auprès du TGI de Paris.

Droit de réponse

Avant cela, Perret avait rédigé un droit de réponse, mis en ligne ici le 12 février. Un message teinté d'ironie: «Ma chère petite journaliste, pourquoi ces insultes, ces propos diffamatoires, ces mensonges? Cela vous était-il nécessaire pour exister? Sachez que le journalisme est un métier sérieux qu'il faut donc faire sérieusement (...). Il va bien vous falloir maintenant prouver point par point vos allégations. Rude tâche qui vous attend».

Dans l’article incriminé, il est écrit que le chanteur a menti, notamment dans son dernier livre, sur sa rencontre au début des années 1950 avec Paul Léautaud et sur la façon dont il s'est «inspiré» de textes de Georges Brassens ou de poètes pour ses propres chansons. L'article évoquait notamment la polémique qui entoure le récit que fait Pierre Perret de sa relation avec Léautaud à partir de 1954, alors qu'il était âgé d'une vingtaine d'années. Des visites que l'écrivain ne mentionne pas dans son «Journal littéraire» qui constitue l'essentiel de son oeuvre.

Les preuves?

«C'est creux comme un radis, c'est du vent», a encore déclaré jeudi Pierre Perret, dénonçant «une entreprise de démolition vraiment sérieuse». Il faut dire que l’histoire a été reprise cette semaine dans «Le Figaro».

«J'attends qu'on m'amène les preuves noir sur blanc, reprend le chanteur. Il faudrait qu'ils aient des munitions et ils n'en auront pas. Quand on me traite de pilleur, j'aimerais bien savoir en quoi. Je ne peux pas laisser ça en l'air. Je répondrais de façon aussi brutale qu'eux s'ils m'y forcent.»

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