Un Twitter (un peu) moqueur

INTERNET Des agents d'une maison d'édition britannique se sont amusés à livrer les «pires scénarios de romans» qu'ils ont eu l'occasion de rejeter...

Sa. C.

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Twitter, le roi du micro-blogging

Twitter, le roi du micro-blogging — Twitter.com

Il y a des (fausses) bonnes idées de livres qu’il vaut parfois mieux garder pour soi. Certains apprentis écrivains ont ainsi eu la désagréable surprise de découvrir sur Twitter le pitch de leur roman, recalé par une maison d’édition britannique.

Pourquoi? Tout simplement parce que les personnes chargées de dénicher des nouveaux talents, à travers la lecture des écrits qui leur sont adressés, se sont amusés à livrer sur Twitter (#Queryfail) les «pires scénarios de romans» qu’ils ont eu l’occasion de rejeter. A l’arrivée, cela donne un melting-pot d’histoires improbables qui, résumées en moins de 140 signes laconiques et acérés, n’ont pas l’air de voler bien haut.

Impressions de lectures

«Mon livre est différent de Twilight car les vampires ont des ailes et sont à moitié des anges», affirme l’un des contributeurs de Queryfail. «Mon livre parle d’une amitié basée sur les pratiques vomitives au lycée», ajoute un autre. Dit comme ça, c’est sûr, ça ne donne pas envie d’aller plus loin. Pourtant, ce flux parfois indélicat n’a rien à voir avec une blague de bureau. A l’origine, il s’agissait d’une «expérience», destinée à se reproduire tous les mois ou tous les deux mois, «d’agents et d’éditeurs postant leurs impressions en temps réel sur leur(s) lectures(s) du moment».
 
Comprenant, un peu tard, que l’initiative pouvait être mal perçue, l’une des contributrices, Colleen Lindsay, a souhaité rectifier le tir. «Le but n’est pas de se moquer ou d’être intentionnellement cruel mais d’éduquer» explique-t-elle sur Queryfail. Mais le mal est fait et l’initiative, bien que soutenue par de nombreux internautes qui saluent son humour «hilarant quoique un peu cruel», connaît un retour de bâton. Des blogueurs (comme l’agent littéraire Nathan Bransford ici) et des auteurs se sont déjà dits «incroyablement tristes» devant cette expérience «non professionnelle» considérée comme une «catharsis étrange et sadique». La farce semble même aller très loin, puisque Colleen Lindsay accuse désormais certains internautes d’essayer de retrouver son mail pour lui envoyer des injures et des menaces.

 

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