Paris et sa région accueillent à partir de lundi et jusqu'au 7 février le premier festival consacré à Victor Hugo (1802-1885), une manifestation théâtrale, lyrique, littéraire et cinématographique qui aura des prolongements à Londres, Luxembourg et Castellon (Espagne).
Paris et sa région accueillent à partir de lundi et jusqu'au 7 février le premier festival consacré à Victor Hugo (1802-1885), une manifestation théâtrale, lyrique, littéraire et cinématographique qui aura des prolongements à Londres, Luxembourg et Castellon (Espagne). - AFP/Nadar/Arch.

Avec agence

Il sera possible d’écrire une suite aux œuvres déjà publiées. Les héritiers de Victor Hugo, dont Pierre Hugo, arrière-arrière-petit-fils de l'écrivain, ont été déboutés, vendredi, par la cour d'appel de Paris. Ils contestaient le droit aux éditions Plon de donner une suite aux «Misérables», estimant qu’elle portait atteinte à l'oeuvre de leur ancêtre.

En cause: les livres «Cosette ou le temps des illusions» et «Marius ou le fugitif», deux ouvrages écrits par François Cérésa. Celui-ci avait pris le parti de faire réapparaître l'inspecteur Javert, que Victor Hugo avait tué, dans «Cosette ou le temps des illusions». Un crime de lèse-majesté, selon les héritiers d’Hugo. Mais la cour a estimé qu'elle n'affectait pas «en le dénaturant, l'esprit général des Misérables qui ne se réduit pas au destin de Javert mais embrasse un projet philosophique et social bien plus ample».

Allers-retours juridiques

La plainte des héritiers d’Hugo n’en est pas à son premier examen juridique. Le 31 mars 2004, la cour d'appel de Paris avait condamné la maison d'édition à verser un euro symbolique de dommages-intérêts aux héritiers ainsi qu'à la Société des gens de lettres pour avoir publié les deux romans. Plon avait alors formé un pourvoi en cassation. Le 30 janvier 2007, la plus haute juridiction lui avait donné raison et avait cassé l'arrêt. Elle avait surtout chargé la cour d'appel de Paris de réexaminer le dossier, en recherchant «une éventuelle atteinte au droit moral de l'auteur».

Vendredi, la 4e chambre de la cour d'appel a donc jugé que François Cérésa n'avait pas porté atteinte à l'oeuvre de Victor Hugo.