Charlotte Roche en 2007
Charlotte Roche en 2007 - EPA / SIPA

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«Feuchgebiete». En Allemand, ça veut dire «parties humides». Ce titre explicite d’un roman signé Charlotte Roche, animatrice télé d’une trentaine d’années, fait un carton en Allemagne – plus de 700.000 exemplaires vendus.

«Sex and the city» en plus trash? Provocation? Ou néo-féminisme?


Le roman raconte les aventures scatologiques d’Helen Memel, 18 ans à peine, à l’hosto pour soigner une fissure anale. Ça commence fort et ce n’est que le début. Dotée d’un instinct bestial exacerbé, la narratrice tente des expériences ultimes comme s’enfoncer un noyau d’avocat dans les fesses, se frotter contre la lunette des toilettes ou ne plus se laver pour exhaler ses odeurs. Derrière ce catalogue de mots un peu choc, les lecteurs y voient une sorte de manifeste anti-beauté et anti-peau lisse et cheveux soyeux en toute circonstance. Le «symbole d'une nouvelle génération de féministes, les "Alpha Mädchen", les filles dominantes», résume le quotidien suisse Le Temps.

«J’ai voulu écrire sur les parties du corps humain qui dégoûtent»


«Les femmes sont obsédées par la propreté et par l’idée de se débarrasser de toutes les excrétions de leur corps et de leurs cheveux, explique Charlotte Roche. Alors j’ai voulu écrire sur les parties du corps humain qui dégoûtent. Les morceaux qui puent. Le jus du corps féminin. Pour raconter cette histoire, j’ai créé une héroïne qui a plein d’idées pour s’occuper de son corps - quelqu’un qui n’a même jamais entendu parler de cette idée qui veut qu’une femme est censée sentir bon entre les jambes. Un esprit libre…»

Avant Charlotte Roche, Julia Roberts avait elle aussi tenté les dessous de bras poilus, sans bouquin pour appuyer sa théorie mais avec tapis rouge. La mode n’avait pas pris pour autant.

Et vous, en avez-vous marre de cette beauté hygiéniste?